L’histoire du quartier de Maupas

La plaine de Maupas.

Etymologiquement, Maupas signifie mauvais passage.

On mentionne en effet au XVIIIe siècle deux chemins. Celui de Presles à Soissons (emplacement du Boulevard de Presles) et plus à l'ouest un chemin certainement plus ancien, qui après le cimetière de Soissons, traversait le hameau de Maupas, montait sur le plateau en remontant le ravin de Pigeonville et rejoignait la chaussée Brunehaut vers Senlis. L'aspect abrupt de ce chemin est peut-être à l'origine de ce nom de Maupas.

Les transformations de MAUPAS du XIIIème siècle à aujourd’hui.

C'est le long de la route de Maupas que s'élève la commanderie des chevaliers de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, appelés aussi hospitaliers puis chevaliers de Malte (ordre rival des Templiers supprimé en 1312). La première mention des hospitaliers date de 1265, celle de Malte de 1319. Il s'agit d'un ordre  religieux militaire. Les bâtiments étaient constitués d'une chapelle, d'une salle, de deux chambres, de cuisines et d'étables. Il ne reste rien aujourd'hui des bâtiments médiévaux.

Au XVIe siècle, les commandeurs préfèrent habiter en centre-ville. Il reste de cette occupation la rue de l'Echelle du Temple (leur maison était l'ancienne école Saint Georges. Ils restaurent néanmoins Maupas  à la fin du XVIe siècle.

Au XVIIe siècle, Maupas est transformé en exploitation agricole. Après la République Française, c'est la famille Thomas qui est propriétaire. La ferme devient maison de campagne et château : le logis est rebâti, la chapelle, la grange et le pigeonnier ont disparu. Un parc est aménagé devant l'entrée. Le domaine est vendu à un officier de la Grande Armée : François, Pierre, Charles Jodon de Villeroché qui y prend sa retraite en 1814. C'est toujours la même famille qui habite ces lieux aujourd'hui, cas unique de la présence constante d'une même famille à Soissons 

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