Histoire de la Ville

Antiquité

La ville antique de Soissons est fondée vers – 20 avant J.-C. Elle porte le nom d'Augusta Suessionum, du nom de l'empereur Auguste. On ne connait pas précisément l'emplacement du forum et des bâtiments publics mais un bel ensemble de peintures gallo-romaines a été découvert au nord de la ville. Un élément du castrum est également encore visible place Mantoue. C'est à Soissons que Syagrius maintient l'autorité de Rome jusqu'à sa défaite devant le jeune roi franc, Clovis, en 486.

 

 

Clovis

Soissons fait partie intégrante de la royauté mérovingienne. Comme Clovis à Paris, son fils Clotaire élève à Soissons un mausolée royal, la future abbaye Saint Médard. Celle-ci devient un lieu de pèlerinage autour des sépultures de Médard, évêque de Noyonet plus tard de Clotaire de Sigebert, fils et petit-fils de Clovis.

En savoir plus

 

Peintures murales antiques

Des découvertes archéologiques au XIXe siècle et des fouilles menées à la fin des années 1980,  à proximité de l'actuel Lycée G. de Nerval ont mis au jour des éléments de décors d'habitations gallo-romaines luxueuses (statuaire, mosaïques, peintures murales, revêtement de marbre...). Ces maisons reprenaient les modèles des maisons romaines avec cours, colonnades, bassins intérieurs.... Depuis 1988, le Centre d'études des peintures murales romaines assure, dans les anciens greniers de l'abbaye Saint-Jean-des-Vignes de Soissons, l'étude et la restauration des fragments d'enduits peints découverts en France ou dans le bassin méditerranéen.

 

Théâtre antique

Le théâtre est construit dans la seconde moitié du 1er siècle après J.-C., sur le flanc de la colline Saint-Jean dont il profitait du relief. Ses pierres ont probablement été réutilisées lors de la construction du castrum au IIIe siècle. Son emplacement se devine encore dans la cour du lycée Camille Claudel.    

Moyen Age

La ville a largement profité de la croissance économique des XIIe et XIIIe siècles. Le paysage urbain voit se multiplier les clochers des nouveaux établissements religieux ou des anciens qui sont renouvelés ou transformés. La ville se transforme en un vaste chantier de construction.

 

Abbaye Saint-Médard

De l'abbaye fondée au VIe siècle par Clotaire en l'honneur de saint Médard, évêque de Noyon, il ne subsiste aujourd'hui que quelques éléments en élévation de l'église principale et la crypte.  Elle se compose d'un vaste couloir desservant une dizaine de chapelles. La crypte abritait le tombeau de Saint Médard ainsi que ceux de Clotaire et Sigebert, fils et petits-fils de Clovis. La crypte n'est accessible qu'en présence d'un guide conférencier (se renseigner auprès de l'Office de Tourisme).

 

Abbaye Notre-Dame

Les souverains carolingiens y ont placé leurs filles et parentes comme abbesses ou simples moniales. Au IXe siècle l'abbaye accueille plus de 200 religieuses... Les bâtiments occupaient l'emplacement de l'actuel Palais de Justice et de l'Hôtel des postes. Il nous reste seulement aujourd'hui un pan de mur du transept de l'église principale et une petite partie de l'ancienne église Saint-Pierre-au-Parvis.

 

Abbaye Saint-Léger

Comme ses voisines, l'abbaye Saint-Léger témoigne de l'intensité des chantiers de construction à Soissons aux XIIe et XIIIe siècle. Fondée en 1139, l'abbaye fait suite à une communauté de chanoines séculiers dont la plus ancienne mention remonte à 1070. L'abbaye abrite les collections permanentes du musée municipal depuis 1933 (archéologie, Beaux-Arts, Histoire de la ville, collections lapidaires...). Lien site du musée.

 

La cathédrale Saint-Gervais Saint-Protais

La cathédrale Saint-Gervais saint-Protais permet d'apprécier deux périodes du gothique : le premier art gothique avec le bras sud du transept et le gothique classique, contemporain de la cathédrale de Chartres, pour le chœur et la nef. Les destructions  de la première guerre mondiale ont entraîné une reconstruction dans l'esprit de la cathédrale médiévale. La cathédrale propose un patrimoine mobilier intéressant du XVIIe siècle aux années 30.

L'abbaye Saint-Jean-des-Vignes

Ses deux clochers marquent l'espace urbain et attirent de nombreux visiteurs. L'abbaye Saint-Jean-des-Vignes fait partie des édifices fondés à l'époque grégorienne (fin XIe siècle). Au XIIIe siècle, l'abbé Raoul décide la reconstruction dans le style gothique : un programme ambitieux qui peut se lire dans la richesse du décor sculpté, les dimensions du réfectoire, les vestiges des fortifications... Occupé militairement pendant la Révolution Française, l'église est démantelée de 1805 à 1825. La ville récupère la totalité du site en 1970. La transformation du site en espace consacré à l'histoire, la recherche, l'archéologie peut commencer. Elle se poursuit encore de nos jours.    

Affichage des résultats 1 à 1 sur 1 au total.

S'abonner au flux RSS des actualités

Renaissance

Au XVIe siècle Soissons se dote d'une nouvelle ceinture de fortifications qui englobe le sud de la ville et l'abbaye Saint-Jean-des-Vignes. La seconde moitié du XVIe siècle est marquée par la peste et les guerres de religions. De nombreux édifices religieux sont pillés. L'architecture de la Renaissance est très peu représentée à Soissons. Aux XVIIe et XVIIIe siècle, Soissons est une petite capitale provinciale qui se dote d'hôtels particuliers et de bâtiments administratifs autour de la Grand Place. Symbole du pouvoir royal, le palais de l'intendance est construit fin XVIIIe siècle, quelques années avant la Révolution française.

Pavillon de l'arquebuse

Dans un style apparenté à celui de la Place des Vosges à Paris, ce petit pavillon de 1626 appelé aussi « maison des chevaliers » en briques et pierres  et aux combles à la française était la propriété de la Compagnie des Arquebusiers qui remplaça les arbalétriers vers 1537. On peut d'ailleurs voir sur ses pignons des bas-reliefs ornés de trophées militaires. La porte monumentale restaurée en 2000  est une commande du maréchal d'Estrées en 1658.

 

La chapelle Saint-Charles

La chapelle Saint-Charles est le seul vestige intact du Grand séminaire dont la construction débute en 1682. Elle n'est élevée qu'à partir de 1776 dans le style qui prévaut aux édifices religieux de la Contre Réforme : une vaste nef sans transept ni bas-côtés, un chœur de proportion modeste, un vaste espace pour les fidèles. Les boiseries sont classées  au titre des monuments historiques depuis 1910. Récemment restaurée, cette chapelle est ouverte lors d'expositions, de concerts ou de visites guidées.

En savoir plus

La Grand'Place

Au nord de la ville, la Grand Place a rassemblé à partir du XVIIe siècle l'appareillage administratif de la jeune Généralité de Soissons : bailliage, bureau des finances, hôtel de ville ainsi que des  hôtels particuliers pour les officiers. Ouvert à la visite sur RV( renseignements Office de Tourisme), l'Hôtel de Barral est un des exemples de ces hôtels entre cour et jardin qui témoignent du raffinement de ces occupants sous l'Ancien Régime.

L'Hôtel de Ville

Il a fallu raser l'ancien château comtal pour élever, sur les rives de l'Aisne, ce palais de l'Intendance, entre 1772 et 1775. L'intendant, représentant du roi pour la Police, la Justice et les Finances, choisit une architecture à la hauteur de ses fonctions. L'édifice de style néo-classique propose un corps principal de bâtiment entre cour et jardin et deux ailes en retour d'équerre qui abritent les bureaux de l'Intendance et les logements des domestiques. Le palais est devenu Hôtel de Ville en 1834

XIXe – XXe

Au XIXe siècle, Soissons voit ses fortifications restaurées (vers 1835) puis démantelées (à partir de 1885). A leur emplacement, les boulevards font leur apparition. Le quartier de la gare se développe à partir de 1863. La Première guerre mondiale place la ville sur la ligne de front pendant plus de trois ans, de 1914 à 1917, les destructions sont très importantes. Sur les cités d'habitations semi-provisoires seront construits dans les années 70 et 80 les nouveaux quartiers de Presles et Chevreux.

L'arsenal

L'arsenal témoigne de la présence militaire sur le site abbatial de Saint-Jean-des-Vignes au XIXe siècle. Lieu de stockage du matériel militaire, il est conçu dans un style rationnel, avec de larges accès au rez-de-chaussée et de nombreuses baies pour éclairer le premier étage. La Ville en devient propriétaire en 1995 et le transforme en site d'expositions temporaires sous la direction de la conservation du Musée de Soissons. Lien site du musée

 

Eglise sainte Eugénie

L'église sainte Eugénie est l'église du quartier de la Gare. Elle porte le nom d'Eugénie, Comtesse de Finfe, qui par voie testamentaire décide de léguer à la Ville de Soissons en 1872 la somme nécessaire pour l'édification d'une église et d'une école pour filles et garçons. L'église a la particularité de posséder des vitraux d'Auguste Labouret, précurseur du vitrail en dalle de verre serti dans du ciment (1935).

Le marché couvert

En 1911, la municipalité décide de désenclaver le centre ville, derrière la cathédrale en élevant un marché couvert à l'emplacement des bâtiments de l'ancien Hôtel Dieu, inutilisé depuis la récente construction de l'hôpital, près de la gare de Soissons. Le projet est confié à un architecte parisien qui élève une structure métallique, quasiment invisible de l'extérieur : la modernité doit rester cachée derrière le matériau traditionnel par excellence : la pierre calcaire du soissonnais !

 

Eglise Saint-Crépin

Guillaume Gillet (1912-1986) est l'architecte de l'église saint-Crépin en 1965. On lui doit également l'église Notre Dame de Royan dont Gillet fait à Soissons une version réduite. Le traitement particulier de la couverture entraîne à l'intérieur une charpente de bois en lamellé-collé posée sur des arc qui s'appuient sur des poteaux en béton en forme de « v ». Bois et vitraux contribuent à apporter une atmosphère particulièrement chaleureuse dans cette église de quartier.

 

Architectures art déco

Plus de huit maisons sur 10 ont disparu dans le centre de Soissons pendant la Première guerre mondiale. Un vaste projet de reconstruction est mené dès les années 20 sous le contrôle de l'Etat. La voirie est redessinée, adoptant le principe de l'îlot à pans coupés. De nouvelles formes géométriques font leurs apparitions sur les façades : c'est le style art déco.