Collections des Musées

Archéologie

Les salles d’archéologie consacrées à l’évolution du peuplement de la Vallée de l’Aisne de l’époque Néolithique au Haut Moyen Age, mises en forme en 1989, ont été complétées par l’aménagement d’une mezzanine exposant les plus beaux objets découverts lors des fouilles récentes de la nécropole gauloise de Bucy-le-Long, dont l’impressionnant matériel archéologique de tombes à char récemment restauré.

La vallée de l’Aisne n’est pas une vallée comme les autres du point de vue archéologique. Une tradition de recherche importante au XIXe siècle, quelques pionniers des interventions de sauvetage qui ont posé les bases d’une archéologie scientifique dans les années 50 et 60, la mise en place en 1972 d’un programme de grande envergure, révolutionnaire pour l’époque, en font une des régions les plus connues du monde scientifique, tant au niveau national qu’à l’étranger.

Bien que le schéma général de l’exposition soit classiquement chronologique, le visiteur sera peut-être surpris de rencontrer dans chaque salle, à travers un thème commun (par exemple l’aspect funéraire, ou domestique), une opposition entre deux périodes qui se suivent. Nous avons justement voulu privilégier l’évolution d’une culture à l’autre, plutôt que de définir chaque culture l’une après l’autre.

Enfin, après avoir gravi les marches du temps, des premiers agriculteurs à la prise de Soissons par Clovis, le visiteur pourra refaire depuis la mezzanine le voyage à l’envers, en découvrant d’autres facettes des collections.

Des fiches d’œuvres sont progressivement consultables sur la base nationale Joconde, au fur et à mesure des versements effectués dans le cadre du programme de numérisation des collections des musées de France, soutenu par le Ministère de la Culture (DRAC Picardie) et le Conseil Régional de Picardie.

Beaux-Arts

En parcourant la section beaux-arts du musée Saint-Léger, on remarque la présence de grandes écoles de peintures européennes (dont les Ecoles flamande, française, hollandaise et italienne) et plus particulièrement la présence de grands noms de la peinture française des 19e et 18e siècles - Eugène Boudin, Gustave Courbet, Honoré Daumier et Nicolas de Largillière - ainsi que ceux d'artistes qui furent les gloires de leurs temps - les Vénitiens Gianantonio Pellegrini (voir ci-contre) et Francesco Trevisani, les Flamands Pieter Boel et Daniel Seghers, le Hollandais Benjamin Cuyp. L'essentiel de ces oeuvres fut acquis à la faveur de dons (Rothschild, Marmottan, Labarre) ou d'achats ; le musée Saint-Léger possède également un nombre important d'oeuvres en dépôt (notamment d'importants tableaux classés M.N.R. - www2.culture.gouv.fr/<wbr />documentation/mnr/MnR-pres.htm) tandis que le noyau originel des collections est composé de toiles italiennes (Pellegrini), françaises (Hoyer) et flamandes (Francken).

Dans le domaine de la sculpture, les collections comportent de formidables témoignages de la sculpture gothique et baroque (notamment les Atlantes du buffet d'orgues de Saint-Jean-des-Vignes), mais aussi des oeuvres de Jean-Antoine Houdon, d'Albert-Ernest Carrier-Belleuse et de son contemporain, né à Septmonts, Louis-Auguste Hiolin.

La collection permet d'aborder la peinture baroque, la diffusion du caravagisme, la peinture rococo, la peinture néoclassique, le Romantisme et la peinture de Salon du 19e siècle. Le visiteur se retrouve également confronté à une grande variété de genres picturaux, dont la peinture d'histoire (des sujets aussi bien antiques, mythologiques qu'allégoriques), la peinture religieuse (avec des scènes de l'Ancien et Nouveau Testament), la peinture de genre (la peinture de la vie quotidienne avec des scènes prises sur le vif), le nu, l'art du portrait, le paysage, les marines (ou paysages marins), la peinture animalière, la nature morte (et la vanité). 

Grâce à une politique d'acquisition ambitieuse, les collections se sont par ailleurs enrichies d'environ 200 oeuvres d'artistes contemporains, de Erro à Gérard Fromanger, de George Rousse à Judit Reigl, sans oublier le peintre axonais de renommée internationale Gérard Titus-Carmel (lequel a exposé à deux reprises au sein de l'Arsenal) ou plus récemment, le street-artiste C215.

Le visiteur est donc invité à effectuer un voyage dans le temps au gré de l'évolution des formes d'expression artistique, depuis l'antiquité jusqu'à nos jours.

Récemment repensé, le parcours des collections beaux-arts est régulièrement enrichi et renouvelé. Venez donc le découvrir et inciter vos proches à venir le découvrir aussi !

Objets Historiques

La salle d’histoire locale a été complètement remodelée pour proposer un parcours chronologique synthétique de l’histoire de Soissons, de sa fondation gallo-romaine à la reconstruction de l’après-guerre.

La salle s’organise autour du plan reliquaire du XVIe siècle. Objets précieux (plat d’argent gallo-romain, croix limousine), marbres gallo-romains, éléments d’architecture, sculptures (tête de Clotaire, buste de jeune fille de Houdon), peintures, photographies et plans évoquent les grandes phases de l’histoire de la ville, de ses monuments (les abbayes Saint-Médard, Saint-Jean-des-Vignes et Notre-Dame) et de ses destructions.

Des fiches d’œuvres sont progressivement consultables sur la base nationale Joconde, au fur et à mesure des versements effectués dans le cadre du programme de numérisation des collections des musées de France, soutenu par le Ministère de la Culture (DRAC Picardie) et le Conseil Régional de Picardie.

Aller plus loin..

Pour découvrir une partie de nos collections,  la Plateforme Ouverte du Patrimoine (ministère de la Culture) est consultable ici

 

Autres liens utiles :

Nos collections comportent un certain nombre de tableaux italiens, consultables via la base RETIF (répertoire des tableaux italiens en France) hébergée par le site de l'INHA: 



Alphonse de Rothschild fut un mécène attentif à l'enrichissement des collections Rothschild, de 1888 à 1904 ; voir nos collections via le Portail Rothschild.

Pour découvrir le Catalogue des peintures du musée de Soissons rédigé en 1894 par Emile Collet, soit vingt ans avant des destructions survenues pendant la Première Guerre mondiale.

Informations annexes au site