L'histoire du Haricot de Soissons
La culture du Haricot de Soissons dans le département de l’Aisne date de la deuxième moitié de 18ème siècle. Il y est fait référence de façon incontestable en 1801 dans les statistiques du département.
Vers 1824, la zone de culture est connue : elle s’étendait du village de Billy proche de Soissons jusqu’à Braine.
Il est connu qu’à cette époque, la coltora promiscua est pratiquée : « les vignerons associent la culture du haricot à celle de la vigne en plaçant des touffes partout où le moindre vide se fait sentir dans le vignoble ».
Au 19ème siècle et jusqu’à la guerre de 1914, de nombreux négociants sont connus à Soissons et dans sa périphérie.
Au cours du 19ème siècle, la zone de production se déplace plus au nord vers la vallée de l’Ailette où la vigne recule suite à la concurrence des vins du midi. Les vignerons se reconvertissent alors vers des cultures maraîchères.
Le 20ème siècle voit la disparition de la culture dans sa zone initiale et son développement essentiellement dans le canton de Craonne (dans lequel se situe la vallée de l’Ailette).
Jusqu’en 2003, où sous l’influence des quelques producteurs cultivant encore le haricot de Soissons, de la chambre d’agriculture de l’Aisne, de la confrérie du haricot de Soissons et de la ville de Soissons, 38 nouveaux producteurs se relancent dans la culture. Une grande aventure commence….
Un Produit unique
Le haricot de Soissons est un produit de la gastronomie de Picardie. Il s’agit du plus gros haricot que l’on puisse trouver d’origine française. Les cosses en contiennent en moyenne 4.
Il a une couleur ivoire tout à fait remarquable et sa tenue à la cuisson est très appréciée des cuisiniers. Il peut s’accommoder de multiples façons, et peut se déguster aussi bien chaud que froid. Il a de plus l’avantage de faire parti des légumes secs dont les qualités nutritionnelles sont redécouvertes aujourd’hui.
Il bénéficie déjà de la marque « Saveur de Picardie ». Cette marque propose une large gamme de produits bruts ou élaborés ayant un fort lien au terroir par leurs lieux de production, leurs ingrédients ou le savoir-faire des artisans qui les mettent en œuvre. Pour être agrées, les produits répondent à un cahier des charges relatif à leurs modes d’obtention ou de préparation. Ils subissent également des analyses physico-chimiques et une dégustation par un comité.