Un patrimoine exceptionnel

SOISSONS, UN PATRIMOINE EXCEPTIONNEL

L’ABBAYE SAINT-JEAN-DES-VIGNES

L'abbaye Saint-Jean-des-Vignes à SoissonsFondée en 1076, par Hugues le Blanc, grand seigneur de la région, l’abbaye Saint-Jean-des-Vignes présente les ruines les plus spectaculaires de la ville, juchées sur la colline Saint-Jean au sud-ouest de Soissons.

Destinés à une communauté de chanoines qui suivaient la règle de Saint-Augustin, les bâtiments romans furent remplacés à partir du XIIIe siècle par ceux que l’on peut voir aujourd’hui (réfectoire, cloître, cellier).

L’infirmerie et le logis des hôtes abritent actuellement la base INRAP (Institut National de Recherches Archéologiques Préventives). Les anciens greniers sont le siège du Centre d’Études des Peintures Murales Romaines. L’Arsenal, témoin de l’occupation militaire du site dès la fin du XVIIIe siècle, offre un espace exceptionnel pour les expositions temporaires du musée principal.

A droite, l’abbaye Saint-Jean-des-Vignes.

L’ABBAYE SAINT-LÉGER

L'abbaye Saint-Léger à SoissonsLe chevet de l’église abbatiale de Saint-Léger est contemporain du début du chantier de la cathédrale. Tous deux témoignent de l’intense activité qui régnait dans la ville au Moyen-Âge.

À l’origine simple paroisse, Saint-Léger accueille une communauté de chanoines à partir de 1070. Une importante reconstruction transforme la nef et le clocher de l’église après les guerres de religion (1567). Au nord du chevet, les anciens bâtiments conventuels abritent aujourd’hui la bibliothèque municipale et le musée.

A droite, l’abbaye Saint-Léger.

L’ARSENAL

L'Arsenal à SoissonsLe musée de Soissons dispose, depuis 1995, d’un espace d’expositions temporaires dans l’Arsenal de l’ancienne abbaye Saint-Jean-des-Vignes. Cet espace, ouvert à la création contemporaine, accueille aussi des concerts et des animations pédagogiques.

A droite, l’Arsenal.

LA CATHÉDRALE SAINT-GERVAIS ET SAINT-PROTAIS

L'intérieur de la cathédrale de SoissonsLa cathédrale de Soissons appartient aux sept grandes cathédrales de Picardie.

La façade, inachevée et mutilée à plusieurs reprises, s’ouvre sur le vaisseau central (1212-1240) qui illustre la phase classique du gothique. Le bras sud du transept (à partir de 1175) évoque la période précédente. Sa disposition originale en hémicycle montre la subtilité du premier art gothique. La pierre calcaire contribue à la luminosité et à l’élégance de l’édifice.

À signaler aussi l’importance du patrimoine mobilier : l’Adoration des bergers de Rubens, le portail de la sacristie attribué à Michel-Ange Slodtz, les statues des chapelles du déambulatoire de Gilles Guérin ainsi qu’un ensemble de verrières du XIIIe au XXe siècle.

A droite, l’intérieur de la cathédrale de Soissons.

LE CCEA

En 2000, la réalisation d’un dépôt de fouilles a été décidée pour permettre de meilleures conditions de conservation et de recherche des collections archéologiques : le Centre de Conservation et d’Études Archéologiques de Soissons (CCEA). Le projet est confié à l’architecte Karine HERMAN. Elle propose un long bâtiment en Corten (tôles patinées) posé sur un vaste sous-sol visible par le public à partir d’une grande faille parallèle à la rue Saint-Jean. Des espaces adaptés pour la conservation et l’étude du matériel archéologique sont prévus ainsi que des espaces de médiation et d’animation pour le jeune public.

LE CENTRE D’INTERPRÉTATION DE L’ARCHITECTURE ET DU PATRIMOINE

Le Centre d'Interprétation de l'Architecture et du Patrimoine à SoissonsLe Service de l’Architecture et du Patrimoine propose aux habitants, aux touristes et au jeune public un autre regard sur la ville au travers d’ateliers éducatifs, de visites animées, d’expositions… Les classes et ateliers du Patrimoine initient les jeunes à l’histoire et à l’architecture grâce à une découverte active du patrimoine, au contact d’archéologues, de maîtres verriers, de tailleurs de pierre, de plasticiens…

Ci-dessus, le CIAP.

Les classes et ateliers du patrimoine ont lieu toute l’année : une concertation préalable avec l’enseignant permet une lecture personnalisée du patrimoine, adaptée à chaque classe. Durant toute l’année scolaire le Service propose également des activités variées pour tous les niveaux.

LA CRYPTE SAINT-MÉDARD

La crypte Saint-Médard à SoissonsLa crypte Saint-Médard est la seule partie de l’église principale à avoir échappé aux démolitions qui ont suivi la vente de l’abbaye comme bien national en 1791. Elle se compose à l’intérieur d’une dizaine de chapelles desservies par un couloir transversal.

La crypte abritait le tombeau de l’évêque Médard ainsi que ceux de Clotaire et Sigebert, fils et petit-fils de Clovis.

Le musée de Soissons conserve plusieurs chapiteaux trouvés sur le site ainsi qu’une très belle tête de Clotaire du XIIIe siècle.

A droite, l’intérieur de la crypte Saint-Médard.

L’HOTEL DE VILLE

L'Hôtel de Ville de SoissonsL’Hôtel de Ville de Soissons a hérité des bâtiments édifiés par l’intendant Le Pelletier de Mortefontaine entre 1772 et 1775.

Représentant du roi dans la province, l’intendant fait élever ce palais à l’emplacement de l’ancien château-fort des comtes de Soissons. Le Palais de l’Intendance est un magnifique hôtel, entre cour et jardin, de style néo-classique. Il abrite les services municipaux.

A droite, l’Hôtel de Ville abritant les services de la Mairie de Soissons.

LE MUSÉE SAINT-LÉGER

Le premier étage du Musée Saint-Léger de SoissonsCréé en 1857, le musée de Soissons est installé depuis 1933 dans les bâtiments de l’ancienne abbaye Saint-Léger. Actuellement, le rez-de-chaussée, consacré aux salles archéologiques, offre un parcours de plus de 5.000 ans d’histoire de la vallée de l’Aisne, des premiers chasseurs-cueilleurs du Néolithique à l’an 486 de notre ère, date de la bataille de Soissons opposant Syagrius à Clovis.

Le premier étage présente l’histoire de la ville, de l’Augusta Suessionum au Soissons de la Reconstruction après la Première Guerre Mondiale. Sont évoquées les grandes phases de l’histoire de la ville et de ses monuments, autour du plan reliquaire de la fin du XVIe siècle.

Le musée présente aussi une importante collection d’œuvres d’art qui ne se rattachent pas à l’histoire locale, mais illustrent les grandes phases de la peinture du XVIIe au XIXe siècle. Au deuxième étage, une salle d’expositions temporaires présente alternativement les acquisitions récentes, des expositions de gravures ou des expositions thématiques liées aux collections du musée.

A droite, la collection de peintures du Musée Saint-Léger de Soissons

LE SQUARE SAINT-PIERRE ET SON ÉGLISE ROMANE

Le Square Saint-Pierre à SoissonsA l’opposé de la cathédrale, le square Saint-Pierre garde le souvenir d’un des plus grands monastères féminins du Nord de la Gaule : l’abbaye Notre-Dame de Soissons.

Fondée entre 656 et 666, l’abbaye comprenait trois églises : Saint-Pierre, Sainte-Geneviève (disparue) et Notre-Dame, dont il reste deux fenêtres d’un style roman de très haute qualité. Cet ensemble monastique occupait l’emplacement actuel de la Poste et du palais de Justice, et s’étendait jusqu’à l’Aisne.

Signe du renom de l’abbaye : Charlemagne y plaça sa sœur comme abbesse, ainsi que sa fille Rotrude comme moniale.

A droite, l’église romane du Square Saint-Pierre à Soissons.