LE SOISSONNAIS, UN PAYSAGE CONTRASTÉ
Le Soissonnais s’étend de la vallée de l’Ailette au nord à la forêt de Retz au sud. Le paysage est dominé par de vastes étendues agricoles, entrecoupées de vallées profondes où nichent des villages à l’architecture traditionnelle, en pierre de taille, avec leurs maisons à pignons gradués dites « à pas de moineaux ». Les bancs de calcaire souvent apparents à flanc de coteaux, sont aujourd’hui recouverts de massifs boisés contrastant avec l’occupation urbaine de fond de vallée.
L’HISTOIRE DE SOISSONS, UN RICHE PASSÉ CULTUREL
La découverte de peintures murales romaines et le site du théâtre antique témoignent de l’importance de la ville à l’époque gallo-romaine. La ville mérovingienne doit sa renommée au jeune roi franc, Clovis, protagoniste du fameux épisode du vase (voir encadré). La crypte de l’abbaye Saint-Médard, lieu de sépulture du fils et du petit-fils de Clovis est encore visible aujourd’hui.
La crypte Saint-Médard à Soissons
Des chantiers de construction particulièrement actifs au Moyen-âge nous ont laissé de beaux exemples d’architecture religieuse : l’abbaye Saint-Léger, la Cathédrale Saint-Gervais Saint-Protais ainsi que l’abbaye Saint-Jean-des-Vignes. Devenue capitale provinciale sous Henri IV, la ville se dote d’hôtels particuliers, d’un palais de l’Intendance et du Mail, promenade le long de la rive gauche de l’Aisne. A la fin du XIXe siècle, les fortifications urbaines sont détruites et les boulevards prennent leur place.
La Première Guerre Mondiale vient bouleverser le paysage urbain ; la reconstruction des années 20 redessine le centre ville et certaines maisons sont reconstruites dans le style art déco. Aujourd’hui, la ville met l’accent sur ses principaux atouts : la richesse patrimoniale qui lui a valu d’être labellisée Ville d’Art et d’Histoire en 1988, la recherche archéologique, des espaces naturels de qualité et des créations architecturales tournées vers l’avenir.
SOISSONS, VILLE & NATURE
Soissons consacre une place importante aux espaces verts et fleuris avec de nombreux parcs. Tout d’abord, le jardin de la société d’horticulture, est un parc planté d’essences rares, qui, avec la Place de la République, forme un espace urbain typique du XIXe siècle.
A gauche, le square Saint-Pierre à Soissons
Ensuite, le square Saint-Pierre, qui met en valeur les vestiges de l’abbaye Notre-Dame, près desquels le visiteur peut découvrir l’ancienne église romane Saint-Pierre au Parvis du XIIe siècle. Vient le parc Saint-Crépin, qui offre une promenade singulière pour retrouver les origines de Soissons par le biais du tir à l’arc, du vieux pont ou encore de la légende de Saint-Crépin. Sur les bords de l’Aisne, c’est la façade classique de l’Hôtel de Ville qui est mise en valeur par ses jardins à la française. Pour finir, le parc de l’Arbre à l’Oiseau, qui offre sur six hectares diverses installations sportives et de détente.
On le voit, la rivière « Aisne » qui traverse Soissons s’impose comme un véritable atout au cÅ“ur de la ville. C’est dans la perspective de valoriser ce potentiel que plusieurs projets d’aménagement ont été mis en chantier.



















