ESPACES VERTS
NOTRE SERVICE ESPACES VERTS
NOTRE PERSONNEL
Le service des Espaces Verts comprend 44 agents dont 40 jardiniers.
L’ESPACE CONCERNÉ
7 ha pour le cimetière
2.80 ha de massifs d’arbustes
1.80 ha de massifs floraux
11.250 km de haies
116 ha de gazon
196 jardinières
166 bacs
Les espaces verts en images
POUR UNE POLITIQUE RAISONNÉE
L’entretien et l’aménagement conventionnel des espaces verts constituent des activités standardisées qui participent à leur échelle à la dégradation de l’environnement et des ressources. En terme d’entretien, il convient donc de s’orienter vers l’application de techniques alternatives qui consistent à intervenir autant que nécessaire mais aussi peu que possible (c’est la notion de gestion différenciée) pour tendre vers un équilibre entre la fréquentation du public, le développement de la biodiversité, la protection des ressources naturelles.
Des employés communaux entretenant les espaces verts près de la cathédrale de Soissons
Tout ceci afin d’atteindre les objectifs suivants : enrichir la ville d’espèces végétales et animales, limiter les impacts négatifs sur l’environnement, entretenir un cadre de vie agréable et créer du lien social. Un des exemples est la requalification de l’espace entre l’Aisne et l’Hôtel de Ville pour en faire de véritables jardins vivants.
DU VERT ET DES COULEURS… LE VRAI BONHEUR
C’est une des nouvelles données des évaluations en économie : le bonheur, mais les municipalités n’ont pas attendu ce virage pour comprendre qu’il passe par la défense de l’environnement, et cela à tous les niveaux. Le service « Espaces Verts » de Soissons est en première ligne.
De fait, le domaine à gérer est énorme : 27 hectares. Du pain sur la planche pour les employés de la mairie de Soissons. Du travail, certes, mais aussi une vision du futur pour notre environnement. Le maire, Patrick DAY, a récemment défini sa philosophie en la matière. Car il s’agit bien de cela : affiner les axes de gestion du patrimoine naturel (parcs municipaux et espaces verts) en fonction des ressources et des traitements.
Soyons fédérateurs. Il y a en ce domaine des vérités qui contenteront les amoureux de la nature et les tenants du tout économique. Les premiers souscriront au souci de diversifier les espèces, les deuxièmes à la rigueur budgétaire dans les choix innovants.
PLUS D’ESPÈCES, PLUS DE COULEURS
Le premier magistrat de Soissons a des objectifs nets : « Il s’agit pour nous d’entretenir un cadre de vie agréable, de protéger les ressources naturelles tout en développant la biodiversité et en créant du lien social », explique-t-il. Tout cela en partant du constat, par exemple, que les haies monospécifiques résineuses (thuyas) n’ont pas que des avantages.
Souvent originaires de pays nordiques, ces plantes sont gourmandes en eau et ne représentent pas un habitat pour les insectes ou les oiseaux. De plus, elles nécessitent deux tailles par an quand des haies champêtres (agencements de plusieurs espèces) n’en réclament que deux tous les trois ans. Et comme il n’y a pas de petites économies, il est utile de préciser que ces dernières n’imposent pas de traitements phytosanitaires. En effet, ces produits sont fabriqués à base de pétrole. La hausse de celui-ci nous permet donc d’apprécier des économies substantielles. Surtout lorsqu’elles s’accompagnent d’un emploi modéré des machines ou de l’utilisation des copeaux. On les aperçoit sur les ronds-points ; ils préservent l’humidité tout en empêchant la pousse des mauvaises herbes. Ajoutons enfin que la composition des haies champêtres favorise la biodiversité.
Ce sont les habitants qui en profitent. Plus de couleurs (églantier blanc, magnolia Liliflora à fleur rose…), de senteurs tout au long de l’année. Ces choix seront visibles dans les parcs comme Saint-Crépin ou T’tiot Cadet. Mais ce seront aussi les ronds-points qui se transformeront dans un mélange d’essences plus joyeux que les classiques tout vert. Cet aspect « exhubérant » devrait s’incarner dans la volonté de municipalité de créer une sorte de label : « Soissons voit la vie en roses ». Derrière cette magnifique idée, la possibilité de donner une identité propre à la ville en plantant des rosiers anciens.
Ah, les roses de Picardie…
Les roses s’épanouissent devant l’abbaye Saint-Jean-des-Vignes à Soissons
UNE GESTION RESPONSABLE
Reste que tout cela ne se fait pas sans une organisation précise. Afin que les choses soient menées à bien, avec une cohérence maximale, une formation interne des personnels « Espaces Verts » sera mise en place. Cette philosophie conduit aussi à ne plus utiliser de pesticides dont certaines études ont démontré les effets néfastes sur l’organisme humain. Dans la logique de cette démarche, Soissons envisage de signer la Charte régionale d’entretien des espaces publics. Ligne directrice : respect de la ressource en eau et des milieux aquatiques.
Au final, c’est tout notre environnement quotidien qui s’en trouvera peu à peu transformé, amélioré. Le maire y tient et se positionne clairement. « Ces principes devront se traduire (…) en déclinant sous forme de plan d’actions la mise en Å“uvre des orientations de ce projet. Pour certains secteurs, il nous faut prévoir une étape de concertation, en particulier aux abords des monuments historiques, avec l’architecte des Bâtiments de France. »
Histoire, cadre de vie et tourisme… Patrick DAY fait le lien en prêchant pour que Soissons se batte pour conserver le label « Ville 3 fleurs ». C’est chose acquise depuis juin 2011. Le jury s’est même proposé, si Soissons continuait dans ce sens, de présenter un dossier au niveau national pour la 4éme Fleur. Même si on ne l’obtenait pas, ce serait une reconnaissance des efforts entrepris.


















