Éducation sentimentale

À tort ou à raison, certains héros de l’Antiquité sont passés à la postérité avec leur homosexualité. Ainsi, la relation entre Alexandre le Grand et son favori Héphestion est comparée à celle d’Achille et Patrocle.

Bien que tous deux vaillants guerriers, Patrocle et Héphestion sont au service de leurs amants respectifs. Ils les protègent, les conseillent et déjouent tous les complots. Ils peuvent aussi se montrer intraitables, rancuniers et violents.

Dans des contextes de guerre et de conquête, ces passions viriles assurent aux soldats un pacte d'amour et d'honneur.Mais la puissance de ces relations évoque aussi celle unissant un maître à son élève dans l'Antiquité.

Les pratiques sexuelles correspondent alors à certains usages sociaux. Elles sont définies par la place occupée par chacun dans la société et sont sans rapport avec le sexe des partenaires. On ne parle pas d'homosexualité nid'hétérosexualité. Cette distinction est inconnue.Les individus sont spontanément bisexuels même si certains marquent leurs préférences.

Provenant du Collège des Oratoriens de Soissons, les deux tableaux de Pellegrini se répondent. Inspiré du récit homérique de la Guerre de Troie et des récits historiques du règne d'Alexandre le Grand, le peintre évoque la place majeure occupée par l'Amour dans la vie des héros conquérants de l'Antiquité.


Ces œuvres illustrent le thème mais ne sont pas exposées. Certaines sont fragiles et nécessitent des conditions d’exposition particulières. D’autres ne peuvent être exposées en raison de leur état de conservation et nécessitent une restauration.

David apaisant Saül

Philippe CHÉRY France, 1808 Huile sur toile Inv. 2007.6.1. Salon de 1808 et 1814, Dépôt du musée du Louvre en 1872, transfert de propriété de l'État à la Ville de Soissons en 2008.

" Toutes les fois que l'Esprit malin tourmentait Saül, David prenait sa harpe et en jouait ; Saül respirait alors plus à l'aise et se sentait soulagé. " (I. Rois, 16). Au 1er millénaire avant J.-C., David succède à Saül, le premier des rois d'Israël.

Pour apaiser la mélancolie du roi déchu, le jeune berger prodige joue du psaltérion (une sorte de harpe) tandis qu'une jeune servante propose un breuvage au roi David et l'un des fils de Saül, Jonathan, semblent avoir entretenu une relation assez étroite.

Amis ou amants, la tristesse de David lors de la mort du jeune guerrier est révélatrice des liens forts entre les deux hommes.

Informations annexes au site