A corps perdu

Ces œuvres illustrent le thème mais ne sont pas exposées. Certaines sont fragiles et nécessitent des conditions d’exposition particulières. D’autres ne peuvent être exposées en raison de leur état de conservation et nécessitent une restauration.

Le Christ et la femme adultère

Ambrosius FRANCKEN II, 17ème siècle, huile sur bois, grisaille, Inv. 87.5.1, musée de Soissons.

 

Un jour, alors que Jésus enseigne au Temple, des hommes l'interrompent. Les scribes et pharisiens dénonce une femme surprise d'adultère. Selon Moïse, la pécheresse est condamnée à une lapidation. Mais Jésus va faire preuve de compassion et déclare : " Moi non plus, je ne te condamne pas : va, et désormais ne pèche plus " (Jean 8. 3-11). La technique de la grisaille - camaïeu de gris donnant l'illusion de la sculpture - associé au Carême confère à cette œuvre une fonction religieuse. Durant cette période, l'on fermait les volets des retables et les grisailles plus austères étaient exposées. Ainsi l'épisode de la femme adultère intervient comme une morale pour le fidèle.

Agar et Ismaël dans le désert

Alexis CHATAIGNIER, 1879, huile sur toile, Inv. 93.7.2751, musée de Soissons.

Dans la tradition chrétienne, l'épisode d'Agar et Ismaël dans le désert illustre l'amour d'une mère pour son enfant. Alors que la femme d'Abraham, Sara est stérile, cette dernière offre sa servante égyptienne Agar à son époux pour assurer une descendance. Agar tombe enceinte et donne naissance à un fils, Ismaël. Miraculeusement, à la suite de l'apparition des anges, Sara donne naissance à un fils, héritier légitime, Isaac. Elle fait chasser Agar et Ismaël dans le désert. Ils errent dans désert de Béer-Shéba. Lorsque l'outre est vide, Agar pose Ismaël à terre et s'éloigne pour ne pas assister à sa mort. Dieu entend la détresse de la mère, et un ange leur indique un puit. Plus tard, ils s'installeront dans le désert de Paran.

Hiolin dans son atelier

Charles BITTE, 1890, huile sur toile, Inv. 93.7.2513, musée de Soissons.

Il n'est pas rare de trouver des représentations de sculpteur dans son atelier. Ici, Hiolin, celui qui a exécuté la figure d'Abel exposée au musée mais aussi les sculptures du monument de la Place de la République de Soissons. Son ami Charles Bitte le représente humblement en blouse de travail au milieu de son atelier. C'est alors l'occasion d'admirer l'univers de l'artiste : dessins, modèles et esquisses en plâtre ou terre, outils. Au fond de l'atelier pose un jeune homme, le sculpteur travaille d'après nature afin de tailler ou modeler ses figures.

Apothéose du sculpteur Carpeaux

Albert MAIGNANT, 1892, huile sur toile, Inv. 93.7.2558, musée de Soissons.

Albert Maignant peint ici l'inspiration de l'artiste sculpteur Jean-Baptiste Carpeaux. Artiste de la fin du 19e siècle est celui qui a sculpté les figures de l'Opéra de Paris, notamment le groupe de la Danse, scandale à l'époque car jugé trop sensuel. Albert Maignant rend ici un dernier hommage à ce maître. Les êtres nés du génie de l'artiste donne un dernier baiser d'adieu au sculpteur mourant. Cette œuvre, ancienne possession du sculpteur Hiolin est une esquisse de la toile conservée au musée de Picardie à Amiens.

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