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Toutes les actualités de la Ville de Soissons http://www.ville-soissons.fr/cadre-de-vie/quartiers/st-waast-st-medard-1362/flux-rss.xml?last=201710091104 Toutes les actualités dès leur publication sur le site www.ville-soissons.fr fr Ville de Soissons Thu, 23 Jun 2022 17:12:42 +0200 TYPO3 EXT:news news-6522 Mon, 18 Oct 2021 14:13:57 +0200 Place Alsace-Lorraine : Reunion publique le lundi 18 octobre à 18h http://www.ville-soissons.fr/index.php?id=1362&L=0&tx_news_pi1%5Bnews%5D=6522&cHash=70287bd6e63d94066ac2bafbd4b4fcc3 Notre Ville| TRAVAUX| SAINT-WAAST SAINT-MÉDARD Catégories : Notre Ville, TRAVAUX, SAINT-WAAST SAINT-MÉDARD

La place Alsace-Lorraine bénéficie d’un potentiel extraordinaire pour redevenir un lieu de vie dynamique et attractif : une situation géographique centrale à proximité des berges de l’Aisne, la présence de deux écoles et de commerces de proximité…

Parce que ce joyau du quartier Saint-Waast a trop longtemps été délaissé, la Ville de Soissons a pris l'engagement de porter un projet ambitieux de requalification des espaces publics et de transformer la place et ses alentours.

Les travaux vont commencer. Il s'agit d'un réaménagement complet qui va visiblement et durablement modifier  la visage et les usages de la place. Au cours du premier trimestre 2023, vous pourrez alors profiter d'un tout nouveau lieu de vie, végétalisé et équipé de nouvelles installations utiles à tous. 

En 2019, une concertation inédite a été lancée, ce qui a permis aux habitants, riverains et commerçants de participer concrètement à l'élaboration du projet. Fidèle à cette méthode de travail partenarial et parce que vous êtes les premiers concernés, une réunion publique est organisée le :

LUNDI 18 OCTOBRE à 18H

Salle de la Légion d'Honneur Hôtel de Ville de Soissons

Lire l'article "Place Alsace-Lorraine : Reunion publique le lundi 18 octobre à 18h" en entier sur http://www.ville-soissons.fr/.

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Catégories : Notre Ville, TRAVAUX, SAINT-WAAST SAINT-MÉDARD

La place Alsace-Lorraine bénéficie d’un potentiel extraordinaire pour redevenir un lieu de vie dynamique et attractif : une situation géographique centrale à proximité des berges de l’Aisne, la présence de deux écoles et de commerces de proximité…

Parce que ce joyau du quartier Saint-Waast a trop longtemps été délaissé, la Ville de Soissons a pris l'engagement de porter un projet ambitieux de requalification des espaces publics et de transformer la place et ses alentours.

Les travaux vont commencer. Il s'agit d'un réaménagement complet qui va visiblement et durablement modifier  la visage et les usages de la place. Au cours du premier trimestre 2023, vous pourrez alors profiter d'un tout nouveau lieu de vie, végétalisé et équipé de nouvelles installations utiles à tous. 

En 2019, une concertation inédite a été lancée, ce qui a permis aux habitants, riverains et commerçants de participer concrètement à l'élaboration du projet. Fidèle à cette méthode de travail partenarial et parce que vous êtes les premiers concernés, une réunion publique est organisée le :

LUNDI 18 OCTOBRE à 18H

Salle de la Légion d'Honneur Hôtel de Ville de Soissons

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news-6284 Thu, 17 Jun 2021 16:10:32 +0200 19 et 20 juin Journées européennes de l’Archéologie : sous Saint-Médard, notre plus vieille histoire http://www.ville-soissons.fr/index.php?id=1362&L=0&tx_news_pi1%5Bnews%5D=6284&cHash=691e8c8189dab299499da320360709e0 PATRIMOINE| HISTOIRE| SAINT-WAAST SAINT-MÉDARD Catégories : PATRIMOINE, HISTOIRE, SAINT-WAAST SAINT-MÉDARD

Les JEA, c’est pouvoir se plonger dans notre plus vieille histoire. Et cela tombe très bien car à Soissons, elle est très ancienne notre histoire…

Elle a eu durant les premiers siècles du Moyen Age un rayonnement exceptionnel. En 751, c’est tout de même à l’abbaye Saint-Médard que naît la dynastie carolingienne. Puis, il y a eu la Révolution et l’oubli. 


Or, ici le passé n’a pas fait table rase. Bien au contraire. Malgré de considérables destructions, à Saint-Médard, l’histoire la plus ancienne de Soissons est juste sous nos pieds. 

 

Vous voulez vous en convaincre ? Rendez-vous à l’abbaye Saint-Médard ce samedi…

 

Le programme autour de l’abbaye Saint-Médard

 

Rencontre avec l’association abbaye royale Saint-Médard de Soissons

Tout public de 14 h à 17 h 

Visite de la crypte 

Visite guidée avec un guide conférencier

Tout public, places limitées, à 15 h

Compte-rendu de chantier

Présentation archéologique du site, fouilles de 2020, par Denis Defente, responsable scientifique du projet

Tout public, à 15 h

 

Renseignement au CIAP : 03 23 93 30 56

RV place Saint-Médard 02200 SOISSONS

 

Centre de conservation et d’études archéologiques 

 

Actualité des fouilles de l'ancienne abbaye Saint-Médard 

Les dernières campagnes de fouilles (2019-2021) et Aubry de Braine, abbé de Saint-Médard.

Présentation par Denis Defente et Jérôme Haquet, responsables scientifiques du chantier

Tout public, de 17 h à 18 h

            

Sur réservation au 03 23 59 91 20

RV au CCEA, abbaye Saint-Jean-des-Vignes, accès par la rue Saint-Jean

 

Lire l'article "19 et 20 juin Journées européennes de l’Archéologie : sous Saint-Médard, notre plus vieille histoire " en entier sur http://www.ville-soissons.fr/.

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Catégories : PATRIMOINE, HISTOIRE, SAINT-WAAST SAINT-MÉDARD

Les JEA, c’est pouvoir se plonger dans notre plus vieille histoire. Et cela tombe très bien car à Soissons, elle est très ancienne notre histoire…

Elle a eu durant les premiers siècles du Moyen Age un rayonnement exceptionnel. En 751, c’est tout de même à l’abbaye Saint-Médard que naît la dynastie carolingienne. Puis, il y a eu la Révolution et l’oubli. 


Or, ici le passé n’a pas fait table rase. Bien au contraire. Malgré de considérables destructions, à Saint-Médard, l’histoire la plus ancienne de Soissons est juste sous nos pieds. 

 

Vous voulez vous en convaincre ? Rendez-vous à l’abbaye Saint-Médard ce samedi…

 

Le programme autour de l’abbaye Saint-Médard

 

Rencontre avec l’association abbaye royale Saint-Médard de Soissons

Tout public de 14 h à 17 h 

Visite de la crypte 

Visite guidée avec un guide conférencier

Tout public, places limitées, à 15 h

Compte-rendu de chantier

Présentation archéologique du site, fouilles de 2020, par Denis Defente, responsable scientifique du projet

Tout public, à 15 h

 

Renseignement au CIAP : 03 23 93 30 56

RV place Saint-Médard 02200 SOISSONS

 

Centre de conservation et d’études archéologiques 

 

Actualité des fouilles de l'ancienne abbaye Saint-Médard 

Les dernières campagnes de fouilles (2019-2021) et Aubry de Braine, abbé de Saint-Médard.

Présentation par Denis Defente et Jérôme Haquet, responsables scientifiques du chantier

Tout public, de 17 h à 18 h

            

Sur réservation au 03 23 59 91 20

RV au CCEA, abbaye Saint-Jean-des-Vignes, accès par la rue Saint-Jean

 

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news-6214 Tue, 08 Jun 2021 10:12:15 +0200 Saint-Médard, une histoire toujours en cours… http://www.ville-soissons.fr/index.php?id=1362&L=0&tx_news_pi1%5Bnews%5D=6214&cHash=52c90f577e8492a386826e3f744d40f8 PATRIMOINE| MUSEE| Made in SOISSONS| SAINT-WAAST SAINT-MÉDARD Catégories : PATRIMOINE, MUSEE, Made in SOISSONS, SAINT-WAAST SAINT-MÉDARD

En 486, Clovis, après avoir vaincu Syagrius, fait de Soissons sa « capitale ». Comme plus tard les rois de France à Saint-Denis, les ducs de Bourgogne à la chartreuse de Champmol, les descendants du roi franc décident de fonder une abbaye pour y être enterrés et se placent sous la protection d’un saint. Ce sera Médard.

A Saint-Médard, on fait et on défait aussi les rois et même les dynasties

Placer cette abbaye sous la protection de Médard fut un choix éminemment politique : entre les rares sources historiques et les récits légendaires, retracer sa vie ne s’avère pas chose facile. On sait de lui qu’il est né en 456 à Salency, près de Noyon, d’un père noble païen converti et d’une mère romaine. Très jeune, il montre son attachement pour l’aumône, partage sa nourriture, ses vêtements, guérit les aveugles et les paralytiques… Il est le premier évêque connu de Noyon. 

Au moment de sa mort qui serait survenu le 8 juin 557 ou 558, son corps est amené à proximité de Soissons à la demande du roi Clotaire 1er. En 561, les corps de saint Médard et de Clotaire Ier sont inhumés dans la crypte de l’église de ce qui va devenir l’une des abbayes les plus puissantes du Nord de la France. A Saint-Médard, évidemment, on prie. A Saint-Médard, on fait et on défait aussi les rois et même les dynasties. En 751, c’est tout de même à Saint-Médard de Soissons que naît la dynastie carolingienne.

 

Médard possède aussi ce pouvoir, celui de faire pleuvoir

L’iconographie montre Médard surmonté d’un aigle ou d’un ange, qui l’abrite de la pluie. Il possède en effet également ce pouvoir, celui de faire pleuvoir, ce qui a donné naissance au célèbre dicton « S’il pleut à la saint Médard, il pleut quarante jours plus tard… ». Preuve de la persistance de ces croyances, encore au XVIIe siècle, pour faire venir la pluie, les paysans trem­paient des statuettes de saint Médard dans les fontaines.

 

Albéric de Braine a beaucoup de choses à nous raconter…

Malmenée par les siècles, l’abbaye Saint-Médard, au destin si exceptionnel, fait l’objet de toutes les attentions : les fouilles archéologiques réservent encore un potentiel de découvertes remarquables. La preuve en octobre 2020 avec la mise au jour de la tombe de l’abbé Albéric de Braine. Ce dernier, décédé le 3 mai 1206, sera de retour dans quelques jours à Soissons.

Et il a manifestement beaucoup de choses à nous raconter : ainsi, à l’occasion des Journées européennes de l’Archéologie, sera dévoilé au public le fruit des études menées depuis plusieurs mois sur la dépouille de l’abbé au sein du laboratoire Arc-Nucléart de Grenoble. Plus que jamais Saint-Médard, haut lieu de notre patrimoine, nous rappelle que l’histoire de Soissons s’écrit aussi au présent et au futur.    

 

 

 

En savoir plus : 

Lire l'article "Saint-Médard, une histoire toujours en cours…" en entier sur http://www.ville-soissons.fr/.

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Catégories : PATRIMOINE, MUSEE, Made in SOISSONS, SAINT-WAAST SAINT-MÉDARD

En 486, Clovis, après avoir vaincu Syagrius, fait de Soissons sa « capitale ». Comme plus tard les rois de France à Saint-Denis, les ducs de Bourgogne à la chartreuse de Champmol, les descendants du roi franc décident de fonder une abbaye pour y être enterrés et se placent sous la protection d’un saint. Ce sera Médard.

A Saint-Médard, on fait et on défait aussi les rois et même les dynasties

Placer cette abbaye sous la protection de Médard fut un choix éminemment politique : entre les rares sources historiques et les récits légendaires, retracer sa vie ne s’avère pas chose facile. On sait de lui qu’il est né en 456 à Salency, près de Noyon, d’un père noble païen converti et d’une mère romaine. Très jeune, il montre son attachement pour l’aumône, partage sa nourriture, ses vêtements, guérit les aveugles et les paralytiques… Il est le premier évêque connu de Noyon. 

Au moment de sa mort qui serait survenu le 8 juin 557 ou 558, son corps est amené à proximité de Soissons à la demande du roi Clotaire 1er. En 561, les corps de saint Médard et de Clotaire Ier sont inhumés dans la crypte de l’église de ce qui va devenir l’une des abbayes les plus puissantes du Nord de la France. A Saint-Médard, évidemment, on prie. A Saint-Médard, on fait et on défait aussi les rois et même les dynasties. En 751, c’est tout de même à Saint-Médard de Soissons que naît la dynastie carolingienne.

 

Médard possède aussi ce pouvoir, celui de faire pleuvoir

L’iconographie montre Médard surmonté d’un aigle ou d’un ange, qui l’abrite de la pluie. Il possède en effet également ce pouvoir, celui de faire pleuvoir, ce qui a donné naissance au célèbre dicton « S’il pleut à la saint Médard, il pleut quarante jours plus tard… ». Preuve de la persistance de ces croyances, encore au XVIIe siècle, pour faire venir la pluie, les paysans trem­paient des statuettes de saint Médard dans les fontaines.

 

Albéric de Braine a beaucoup de choses à nous raconter…

Malmenée par les siècles, l’abbaye Saint-Médard, au destin si exceptionnel, fait l’objet de toutes les attentions : les fouilles archéologiques réservent encore un potentiel de découvertes remarquables. La preuve en octobre 2020 avec la mise au jour de la tombe de l’abbé Albéric de Braine. Ce dernier, décédé le 3 mai 1206, sera de retour dans quelques jours à Soissons.

Et il a manifestement beaucoup de choses à nous raconter : ainsi, à l’occasion des Journées européennes de l’Archéologie, sera dévoilé au public le fruit des études menées depuis plusieurs mois sur la dépouille de l’abbé au sein du laboratoire Arc-Nucléart de Grenoble. Plus que jamais Saint-Médard, haut lieu de notre patrimoine, nous rappelle que l’histoire de Soissons s’écrit aussi au présent et au futur.    

 

 

 

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news-5522 Mon, 27 Jul 2020 09:33:22 +0200 Action Logement accompagne les investisseurs immobiliers à Soissons ! http://www.ville-soissons.fr/index.php?id=1362&L=0&tx_news_pi1%5Bnews%5D=5522&cHash=8b9ef85fe794b64c187fd37355843aa4 CŒUR DE VILLE| SAINT-WAAST SAINT-MÉDARD| GARE| Habiter| Cadre de Vie Catégories : CŒUR DE VILLE, SAINT-WAAST SAINT-MÉDARD, GARE, Habiter, Cadre de Vie

Investissez en Cœur de Ville : Action Logement vous accompagne dans le financement de votre opération immobilière.

L'aide d'Action Logement :

Dans le cadre du programme national Action Cœur de ville, Action Logement accompagne les investisseurs privés dans la requalification du bâti du centre-ville en finançant leurs opérations :

  • D'acquisition-amélioration d'immeubles entiers,
  • D'acquisition de locaux ou d'immeubles entiers en vue de leur transformation en logements,
  • De réhabilitation d'immeubles entiers.

Le financement est plafonné au montant des travaux éligibles, y compris les honoraires y afférents, dans la limite de 1 000 € TTC par m² de surface habitable, sous forme de :

  • Prêt long terme amortissable
  • Jusqu'à 50 % de subvention

Des conditions de ressources des locataires et des plafonds de loyers s'appliquent.

Les financements Action Cœur de Ville peuvent être cumulés sous conditions avec d'autres aides et services d'Action Logement comme la garantie de loyers et prise en charge des dégradations locatives (VISALE).

Pour en savoir plus :

Visitez le site d'Action Logement : https://www.actionlogement.fr/investir-utile/action-coeur-de-ville

Contactez la Ville de Soissons pour présenter votre projet : coeurdeville@ville-soissons.fr

 

Vous êtes propriétaire occupant ou bailleur en Coeur de Ville et souhaitez rénover un ou plusieurs logements mais pas tout l'immeuble ?

D'autres aides pourraient vous permettre de financer le projet : Voici un résumé des financements accessibles au centre-ville de Soissons

 

 

 

<iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/XoFENIiq9ek" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen=""></iframe>

Lire l'article "Action Logement accompagne les investisseurs immobiliers à Soissons !" en entier sur http://www.ville-soissons.fr/.

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news-5212 Fri, 28 Feb 2020 15:49:36 +0100 Les inscriptions aux Journées Citoyennes sont ouvertes ! http://www.ville-soissons.fr/index.php?id=1362&L=0&tx_news_pi1%5Bnews%5D=5212&cHash=407ea587d3f68867df58ebd1d67b1893 ENVIRONNEMENT| PROPRETÉ URBAINE| ENFANCE| FAMILLE| JEUNES| PETITE ENFANCE| SENIORS| PRÉVENTION| CHEVREUX| CŒUR DE VILLE| MAUPAS LAMARTINE| PRESLES| SAINT-CRÉPIN| SAINT-WAAST SAINT-MÉDARD Catégories : ENVIRONNEMENT, PROPRETÉ URBAINE, ENFANCE, FAMILLE, JEUNES, PETITE ENFANCE, SENIORS, PRÉVENTION, CHEVREUX, CŒUR DE VILLE, MAUPAS LAMARTINE, PRESLES, SAINT-CRÉPIN, SAINT-WAAST SAINT-MÉDARD

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news-5211 Thu, 27 Feb 2020 14:26:27 +0100 Découvrez la Crypte Saint Médard en visite virtuelle http://www.ville-soissons.fr/index.php?id=1362&L=0&tx_news_pi1%5Bnews%5D=5211&cHash=4e302ed2a306ded8280c6d1e59170a08 PATRIMOINE| ENFANCE| FAMILLE| JEUNES| PETITE ENFANCE| SENIORS| SMART CITY| SAINT-WAAST SAINT-MÉDARD Catégories : PATRIMOINE, ENFANCE, FAMILLE, JEUNES, PETITE ENFANCE, SENIORS, SMART CITY, SAINT-WAAST SAINT-MÉDARD

Après le fonds ancien de la bibliothèque municipale, vous pouvez maintenant découvrir la crypte Saint Médard, joyau méconnu du patrimoine soissonnais, en visite virtuelle !

 Parcourez maintenant les galeries chargées d’histoire de la crypte Saint-Médard, le plus ancien monument de Soissons…

 Des menus interactifs vous permettront d’en savoir davantage sur qui était Médard, ce à quoi pouvaient bien servir les niches rythmant les parois des chapelles ou même déchiffrer les inscriptions sur la tombe de Pierre, prieur du XIIIeme siècle…  

 

 

Découvrez la Crypte Saint Médard en visite virtuelle ICI

 



Lire l'article "Découvrez la Crypte Saint Médard en visite virtuelle " en entier sur http://www.ville-soissons.fr/.

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Catégories : PATRIMOINE, ENFANCE, FAMILLE, JEUNES, PETITE ENFANCE, SENIORS, SMART CITY, SAINT-WAAST SAINT-MÉDARD

Après le fonds ancien de la bibliothèque municipale, vous pouvez maintenant découvrir la crypte Saint Médard, joyau méconnu du patrimoine soissonnais, en visite virtuelle !

 Parcourez maintenant les galeries chargées d’histoire de la crypte Saint-Médard, le plus ancien monument de Soissons…

 Des menus interactifs vous permettront d’en savoir davantage sur qui était Médard, ce à quoi pouvaient bien servir les niches rythmant les parois des chapelles ou même déchiffrer les inscriptions sur la tombe de Pierre, prieur du XIIIeme siècle…  

 

 

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news-5145 Fri, 17 Jan 2020 16:03:06 +0100 Transformation de la Place Alsace-Lorraine http://www.ville-soissons.fr/index.php?id=1362&L=0&tx_news_pi1%5Bnews%5D=5145&cHash=6d6fae9f572091e868515920f147a0ac SAINT-WAAST SAINT-MÉDARD Catégorie : SAINT-WAAST SAINT-MÉDARD

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Catégorie : SAINT-WAAST SAINT-MÉDARD

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news-4695 Tue, 28 May 2019 17:49:01 +0200 Saint-Médard : enquête sur un grand pôle monastique de l'Europe médiévale http://www.ville-soissons.fr/index.php?id=1362&L=0&tx_news_pi1%5Bnews%5D=4695&cHash=3f9404834f6b52c1b8dc31eafb31baa2 PATRIMOINE| HISTOIRE| SAINT-WAAST SAINT-MÉDARD Catégories : PATRIMOINE, HISTOIRE, SAINT-WAAST SAINT-MÉDARD

Dans le cadre de ses activités l'association Abbaye Royale Saint Médard de Soissons porte devant l'Europe un projet de type Innovative Training Network (ITN). La thématique choisie concerne l’étude de Saint-Médard de Soissons en tant que grand pôle monastique de l’Europe médiévale.

Préambule

L'abbaye Saint-Médard de Soissons doit sa notoriété à sa fondation lors des premiers temps de la dynastie mérovingienne. Car c'est le propre fils de Clovis, Clotaire Ier (511-561), qui décide d'édifier une basilique sur la tombe du saint évêque de Noyon (mort vers 560) dans les faubourgs de sa capitale, cette vieille cité gallo-romaine de Soissons prise de force au général Syagrius par son père en 486. En se faisant enterrer auprès de la dépouille de Médard, il inscrit son projet funéraire dans la continuité des mausolées construits à Paris, l'autre capitale mérovingienne, par Clovis et Clotilde sur la tombe de sainte Geneviève (morte en 502), et par le roi Childebert Ier (511-558), frère de Clotaire, autour des reliques de la Croix et de saint Vincent, dans la future abbaye Saint-Germain-des-Prés. Devenue l'une des basiliques majeures du regnum Francorum, à l'instar de Saint-Martin de Tours, de Saint-Denis ou de Saint-Germain d'Auxerre, et située au point d'équilibre des royaumes d'Austrasie et de Neustrie, Saint-Médard de Soissons reste jusqu'à la fin de l'époque carolingienne une étape obligée des itinéraires des souverains, de leur cour et de l'aristocratie. La présence régulière des plus hautes autorités politiques et administratives a progressivement construit la crédibilité du lieu qui est à la fois monastère et palais, c'est-à-dire un centre de spiritualité et de culture, mais aussi un enjeu de pouvoir.

En fondant son rayonnement religieux sur l'aura de Médard, patronus regis, protecteur particulier des rois mérovingiens et carolingiens, la basilique devenue monastère et soumise à une règle de vie commune par la réforme de sainte Bathilde (après 657) a attiré les pèlerins et leurs libéralités, aussi bien que le patronage de puissants laïcs et ecclésiastiques. Afin de maintenir un haut niveau d'attractivité du sanctuaire, les abbés de l'époque carolingienne ont ensuite doté leur église d'un arsenal impressionnant de reliques venues de Rome (saint Sébastien, saint Pierre, saint Marcellin ou saint Tiburce) ou même d'Espagne (sainte Léocadie). Les moines ont pu alors accumuler un patrimoine foncier et mobilier, des droits seigneuriaux et une influence socio-économique qui leur ont permis d'entretenir leur communauté, d'édifier des églises et des bâtiments d'envergure, de rendre tous les services attendus d'un monastère (assistance des pauvres, hôtellerie). S'étendant du Maine aux Ardennes, l'aire de ce riche patrimoine a fluctué en fonction des soutiens des souverains et des crises politiques, mais Saint-Médard a su préserver une intense présence territoriale tout le long de la rivière d'Aisne, entre Reims et Compiègne.

Implantés sur la rive droite de l'Aisne qui les sépare de la cité épiscopale, l'abbaye et le bourg qu'elle a suscité autour d'elle se sont développés sur le modèle de nombreux bourgs monastiques des villes de l'Europe médiévale. Au-delà de l'enclos monastique fortifié, constitué de l'abbatiale et de sa crypte, de bâtiments conventuels et d'églises circumvoisines (Sainte-Sophie, Sainte-Trinité), un quartier s'est développé face à la ville de Soissons, avec ses églises, sa logique urbanistique, son économie et ses élites militaire, artisanale et commerciale. À la suite de la vente de l'abbaye comme Bien national en 1791, la plupart des bâtiments sont détruits par les nouveaux propriétaires à la recherche de profits rapides par la revente des matériaux de construction et le parcellaire est profondément remodelé. Situé en dehors du cœur de la ville de Soissons, le site a été globalement préservé de toute reconstruction d'ampleur, comme fossilisé et donc aisément accessible à de futures fouilles archéologiques.

Objectifs du projet

Actuellement deux questions principales se posent pour interpréter efficacement le rôle de ce monastère dans la vie religieuse et culturelle de l'Europe médiévale. D'une part, la disparition de l'abbatiale et des bâtiments conjoints ne permet pas de reconstituer aisément les différentes phases de construction, d'agrandissement et de transformation du monastère, de valider ou non les temps forts suggérés par les sources textuelles (annales, chroniques, vies de saints, récits de translation de reliques, diplômes royaux et impériaux), de retrouver les modalités de circulation et d'usage des églises ou des bâtiments au sein de l'enclos monastique, et au-delà, pour les moines, les visiteurs et les pèlerins. D'autre part, l'extrême dispersion des archives et des manuscrits de Saint-Médard de Soissons, voire leur destruction partielle attribuée au sac de Soissons par les protestants en 1567 et à la Révolution française (à dater et documenter précisément), est un frein à une bonne compréhension du fonctionnement interne de la communauté monastique et de son système de relations avec le monde extérieur.

L'objectif est donc double. Il faut reprendre d'un œil neuf l'ensemble des résultats de fouilles archéologiques menées sur le site, préparer de nouvelles interventions mieux ciblées en termes de localisation et d'étude du matériel relevé, recenser, décrypter et ordonner toutes les sources documentaires faisant référence aux constructions et à leurs remaniements, depuis le haut Moyen Âge jusqu'à la veille de la Révolution. L'un des nombreux enjeux sera ainsi de répondre aux interrogations sur la datation de la crypte encore conservée in situ, qui varie selon les spécialistes européens du sujet entre IXe et XIe, voire XIIe siècle ; un autre sera de recenser les divers usages architecturaux et symboliques des spolia, ces restes de monuments antiques utilisés en réemploi à Saint-Médard ; un dernier enfin sera d'être capable de définir les influences et les modèles, français ou européens, qui ont conduit les décideurs et les architectes à prendre tel ou tel parti architectural, à choisir tel ou tel matériau, à remodeler les circulations et les ouvertures.

Parallèlement, il s'agit de procéder à l'inventaire et l'analyse des archives propres de l'abbaye, des vestiges de son ancienne bibliothèque, des textes hagiographiques mettant en valeur saint Médard et les autres reliques abritées par le monastère, ainsi qu'au relevé des mentions de Saint-Médard à l'échelle européenne afin de reconstituer l'ensemble des réseaux, religieux, culturel, politique, familial, économique, auxquels il appartenait. Par exemple, la création du monastère et de sa communauté de moines a d'abord pour objectif de célébrer le saint qui y est enterré. La remise en perspective de ce culte à l'échelle européenne est primordiale pour savoir comment se met en place un itinéraire de pèlerinage vers Saint-Médard de Soissons, quelle littérature hagiographique sert cet objectif et quel en est le retentissement, quelles confraternités réussissent à mettre en place les moines pour participer à un réseau de prières qui les dépasse et quel fonctionnement interne a nécessité ce culte, élargi ensuite à d'autres saints. Il sera tout aussi essentiel de retrouver, au-delà du soutien des dynasties mérovingienne et carolingienne, les réseaux familiaux qui participent à la dotation du monastère, fournissent abbés et moines, sont célébrés dans les obituaires et les annales, ou d'étudier le réseau d'hommes et de savoirs qui ont permis l'essor d'une production de manuscrits attestée depuis la fin du VIIe siècle et qui ont favorisé leur circulation au sein du monde monastique.

Sources et méthodologie de la recherche

La restitution des différentes phases de (re-)construction des bâtiments de l'enclos monastique et la compréhension de ses liens fonctionnels avec le bourg limitrophe supposent de conduire plusieurs types d'investigation. Pour disposer d'une vision claire des espaces concernés, il faut d'abord reprendre l'ensemble des plans existants sur l'abbaye et le quartier Saint-Médard et les exploiter dans un S.I.G. approprié. Le relevé numérique des vestiges de l'abbatiale et de sa crypte pourra servir également de base à la reconstitution des différentes phases de travaux suggérées par les résultats des fouilles menées de 1980 à 2019. Des analyses approfondies des matériaux de construction seront menées pour tenter d'affiner la chronologie de chacun des bâtiments encore en place. Par ailleurs, le dépouillement des contrats notariés de travaux de reconstruction ou de restauration de l'abbaye à partir de la fin du XVIe siècle nourrira l'histoire des matériaux (bois, chaux, pierre) mis en œuvre à l'époque moderne. Confrontés aux sources révolutionnaires liées à la vente des Biens nationaux, ces contrats permettront d'identifier les zones de travaux postérieurs au Moyen Âge et d'établir la nature des perturbations ayant affecté les constructions les plus anciennes. L'étude des archives laissées par les Mauristes, dont la réforme a touché Saint-Médard de Soissons après 1636, sera elle aussi indispensable pour intégrer les informations qu'ils ont réunies (descriptions de l'abbaye, relations de découvertes archéologiques ou de fouilles volontaires) à ce projet d'histoire globale des bâtiments monastiques. Les mémoires et travaux de dom Vrayet (mort en 1675), de dom Germain (mort en 1694) et de dom Grenier (mort en 1789), conservés dans le fonds Picardie de la Bibliothèque nationale de France, devront être analysés et critiqués.

Sur le plan historique, voici quelques-uns des axes de recherche qui seront lancés. Il s'agit d'abord d'établir la généalogie des sources textuelles du haut Moyen Âge concernant le monastère et de fournir un commentaire approfondi des textes liturgiques, historiques ou hagiographiques issus de Saint-Médard de Soissons (pensons aux œuvres du moine Odilon au début du Xe siècle), assortie si besoin d'une édition/traduction des sources les moins connues. La recomposition des différents réseaux dans lesquels s'insère Saint-Médard à l'échelle européenne nécessite les études suivantes : recension/identification à nouveaux frais des abbés connus depuis le VIIe siècle et des personnages en lien avec le monastère jusqu'au début du XIIe siècle (bienfaiteurs, donateurs, bénéficiaires de sépulture, etc.) ; contextualisation large des manuscrits produits par le monastère pour sa vie liturgique ou sa défense, reconstitution de leur circulation pour révéler les réseaux culturels à l'œuvre ; étude des modalités d'accumulation de ses ressources financières et vivrières, à mettre en regard des réseaux économiques plus larges qui se mettent en place au haut Moyen Âge en Europe (pensons aux abbayes du nord de la France et de Belgique qui viennent s'approvisionner en vin du Soissonnais et obtiennent des " comptoirs " à l'époque carolingienne pour le moins) et en réévaluant les besoins qui ont présidé à la répartition de ses possessions à un échelon supra-régional (Maine, Ardennes, etc.).

Un projet innovant : de la mémoire à l'histoire

Célèbre dans l'historiographie franco-allemande pour ses cryptes et le souvenir de la nécropole royale qu'elle fut, l'abbaye Saint-Médard de Soissons a été étudiée jusque-là de manière partielle et statique. Au fur et à mesure des fouilles de sauvetage liées à l'aménagement du site depuis les années 1980, le besoin s'est d'abord fait sentir de documenter les transformations de cet espace sur le temps long. La réunion d'un grand nombre de plans inédits a notamment montré tout l'intérêt du dépouillement des archives notariales et des dossiers des Mauristes. Puis le débat qui a été lancé sur la datation des cryptes (IXe ou XIe siècle ?) a redonné de l'intérêt aux sources textuelles les plus anciennes, afin de savoir quels enjeux politiques et religieux avaient pu déclencher cette construction et favoriser ses réaménagements postérieurs. Afin d'éclaircir ce dossier complexe, en l'absence de fouilles approfondies, la recherche de points de comparaison français et européen s'est imposée à la faveur du regain des travaux sur les cryptes médiévales dans toute la chrétienté occidentale.

C'est cette optique large et comparative qui a présidé au choix de la thématique du projet : étudier comment un grand pôle monastique, né avec l'éclosion d'un nouveau pouvoir politique succédant à l'empire de Rome, s'est développé en interactions constantes avec son milieu proche et lointain. Il s'agit en quelque sorte de dépasser la mémoire du lieu, incarnant malgré lui une histoire de France fière de ses origines franques, pour reconstruire l'histoire d'une société complexe où les hommes de savoir et les élites politiques circulent beaucoup, où les modèles et les influences réciproques jouent un rôle plus grand qu'il n'y paraît, où les idées et la symbolique s'incarnent aussi très concrètement dans des projets architecturaux d'envergure. Réévaluer Saint-Médard de Soissons à l'aune des autres sanctuaires dynastiques européens, à la lumière des connaissances les plus récentes sur la mobilité des élites du haut Moyen Âge ou la naissance des structures urbaines d'Europe occidentale, en fonction des réseaux culturel et économique qui se mettent en place durant le premier Moyen Âge, tel est l'objectif de cette recherche pluridisciplinaire. Archéologues, experts des matériaux tels que les mortiers ou les pierres antiques, spécialistes d'architecture médiévale ou du fonctionnement de structures monastiques, philologues et historiens des sociétés du haut Moyen Âge sont réunis pour conduire un projet qui veut sortir des clichés d'un Moyen Âge fermé sur lui-même, en redonnant toute leur place aux hommes et à leurs réseaux comme acteurs du changement.

 

source Association Abbaye Royale Saint Médard Soissons

Lire l'article "Saint-Médard : enquête sur un grand pôle monastique de l'Europe médiévale" en entier sur http://www.ville-soissons.fr/.

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Catégories : PATRIMOINE, HISTOIRE, SAINT-WAAST SAINT-MÉDARD

Dans le cadre de ses activités l'association Abbaye Royale Saint Médard de Soissons porte devant l'Europe un projet de type Innovative Training Network (ITN). La thématique choisie concerne l’étude de Saint-Médard de Soissons en tant que grand pôle monastique de l’Europe médiévale.

Préambule

L'abbaye Saint-Médard de Soissons doit sa notoriété à sa fondation lors des premiers temps de la dynastie mérovingienne. Car c'est le propre fils de Clovis, Clotaire Ier (511-561), qui décide d'édifier une basilique sur la tombe du saint évêque de Noyon (mort vers 560) dans les faubourgs de sa capitale, cette vieille cité gallo-romaine de Soissons prise de force au général Syagrius par son père en 486. En se faisant enterrer auprès de la dépouille de Médard, il inscrit son projet funéraire dans la continuité des mausolées construits à Paris, l'autre capitale mérovingienne, par Clovis et Clotilde sur la tombe de sainte Geneviève (morte en 502), et par le roi Childebert Ier (511-558), frère de Clotaire, autour des reliques de la Croix et de saint Vincent, dans la future abbaye Saint-Germain-des-Prés. Devenue l'une des basiliques majeures du regnum Francorum, à l'instar de Saint-Martin de Tours, de Saint-Denis ou de Saint-Germain d'Auxerre, et située au point d'équilibre des royaumes d'Austrasie et de Neustrie, Saint-Médard de Soissons reste jusqu'à la fin de l'époque carolingienne une étape obligée des itinéraires des souverains, de leur cour et de l'aristocratie. La présence régulière des plus hautes autorités politiques et administratives a progressivement construit la crédibilité du lieu qui est à la fois monastère et palais, c'est-à-dire un centre de spiritualité et de culture, mais aussi un enjeu de pouvoir.

En fondant son rayonnement religieux sur l'aura de Médard, patronus regis, protecteur particulier des rois mérovingiens et carolingiens, la basilique devenue monastère et soumise à une règle de vie commune par la réforme de sainte Bathilde (après 657) a attiré les pèlerins et leurs libéralités, aussi bien que le patronage de puissants laïcs et ecclésiastiques. Afin de maintenir un haut niveau d'attractivité du sanctuaire, les abbés de l'époque carolingienne ont ensuite doté leur église d'un arsenal impressionnant de reliques venues de Rome (saint Sébastien, saint Pierre, saint Marcellin ou saint Tiburce) ou même d'Espagne (sainte Léocadie). Les moines ont pu alors accumuler un patrimoine foncier et mobilier, des droits seigneuriaux et une influence socio-économique qui leur ont permis d'entretenir leur communauté, d'édifier des églises et des bâtiments d'envergure, de rendre tous les services attendus d'un monastère (assistance des pauvres, hôtellerie). S'étendant du Maine aux Ardennes, l'aire de ce riche patrimoine a fluctué en fonction des soutiens des souverains et des crises politiques, mais Saint-Médard a su préserver une intense présence territoriale tout le long de la rivière d'Aisne, entre Reims et Compiègne.

Implantés sur la rive droite de l'Aisne qui les sépare de la cité épiscopale, l'abbaye et le bourg qu'elle a suscité autour d'elle se sont développés sur le modèle de nombreux bourgs monastiques des villes de l'Europe médiévale. Au-delà de l'enclos monastique fortifié, constitué de l'abbatiale et de sa crypte, de bâtiments conventuels et d'églises circumvoisines (Sainte-Sophie, Sainte-Trinité), un quartier s'est développé face à la ville de Soissons, avec ses églises, sa logique urbanistique, son économie et ses élites militaire, artisanale et commerciale. À la suite de la vente de l'abbaye comme Bien national en 1791, la plupart des bâtiments sont détruits par les nouveaux propriétaires à la recherche de profits rapides par la revente des matériaux de construction et le parcellaire est profondément remodelé. Situé en dehors du cœur de la ville de Soissons, le site a été globalement préservé de toute reconstruction d'ampleur, comme fossilisé et donc aisément accessible à de futures fouilles archéologiques.

Objectifs du projet

Actuellement deux questions principales se posent pour interpréter efficacement le rôle de ce monastère dans la vie religieuse et culturelle de l'Europe médiévale. D'une part, la disparition de l'abbatiale et des bâtiments conjoints ne permet pas de reconstituer aisément les différentes phases de construction, d'agrandissement et de transformation du monastère, de valider ou non les temps forts suggérés par les sources textuelles (annales, chroniques, vies de saints, récits de translation de reliques, diplômes royaux et impériaux), de retrouver les modalités de circulation et d'usage des églises ou des bâtiments au sein de l'enclos monastique, et au-delà, pour les moines, les visiteurs et les pèlerins. D'autre part, l'extrême dispersion des archives et des manuscrits de Saint-Médard de Soissons, voire leur destruction partielle attribuée au sac de Soissons par les protestants en 1567 et à la Révolution française (à dater et documenter précisément), est un frein à une bonne compréhension du fonctionnement interne de la communauté monastique et de son système de relations avec le monde extérieur.

L'objectif est donc double. Il faut reprendre d'un œil neuf l'ensemble des résultats de fouilles archéologiques menées sur le site, préparer de nouvelles interventions mieux ciblées en termes de localisation et d'étude du matériel relevé, recenser, décrypter et ordonner toutes les sources documentaires faisant référence aux constructions et à leurs remaniements, depuis le haut Moyen Âge jusqu'à la veille de la Révolution. L'un des nombreux enjeux sera ainsi de répondre aux interrogations sur la datation de la crypte encore conservée in situ, qui varie selon les spécialistes européens du sujet entre IXe et XIe, voire XIIe siècle ; un autre sera de recenser les divers usages architecturaux et symboliques des spolia, ces restes de monuments antiques utilisés en réemploi à Saint-Médard ; un dernier enfin sera d'être capable de définir les influences et les modèles, français ou européens, qui ont conduit les décideurs et les architectes à prendre tel ou tel parti architectural, à choisir tel ou tel matériau, à remodeler les circulations et les ouvertures.

Parallèlement, il s'agit de procéder à l'inventaire et l'analyse des archives propres de l'abbaye, des vestiges de son ancienne bibliothèque, des textes hagiographiques mettant en valeur saint Médard et les autres reliques abritées par le monastère, ainsi qu'au relevé des mentions de Saint-Médard à l'échelle européenne afin de reconstituer l'ensemble des réseaux, religieux, culturel, politique, familial, économique, auxquels il appartenait. Par exemple, la création du monastère et de sa communauté de moines a d'abord pour objectif de célébrer le saint qui y est enterré. La remise en perspective de ce culte à l'échelle européenne est primordiale pour savoir comment se met en place un itinéraire de pèlerinage vers Saint-Médard de Soissons, quelle littérature hagiographique sert cet objectif et quel en est le retentissement, quelles confraternités réussissent à mettre en place les moines pour participer à un réseau de prières qui les dépasse et quel fonctionnement interne a nécessité ce culte, élargi ensuite à d'autres saints. Il sera tout aussi essentiel de retrouver, au-delà du soutien des dynasties mérovingienne et carolingienne, les réseaux familiaux qui participent à la dotation du monastère, fournissent abbés et moines, sont célébrés dans les obituaires et les annales, ou d'étudier le réseau d'hommes et de savoirs qui ont permis l'essor d'une production de manuscrits attestée depuis la fin du VIIe siècle et qui ont favorisé leur circulation au sein du monde monastique.

Sources et méthodologie de la recherche

La restitution des différentes phases de (re-)construction des bâtiments de l'enclos monastique et la compréhension de ses liens fonctionnels avec le bourg limitrophe supposent de conduire plusieurs types d'investigation. Pour disposer d'une vision claire des espaces concernés, il faut d'abord reprendre l'ensemble des plans existants sur l'abbaye et le quartier Saint-Médard et les exploiter dans un S.I.G. approprié. Le relevé numérique des vestiges de l'abbatiale et de sa crypte pourra servir également de base à la reconstitution des différentes phases de travaux suggérées par les résultats des fouilles menées de 1980 à 2019. Des analyses approfondies des matériaux de construction seront menées pour tenter d'affiner la chronologie de chacun des bâtiments encore en place. Par ailleurs, le dépouillement des contrats notariés de travaux de reconstruction ou de restauration de l'abbaye à partir de la fin du XVIe siècle nourrira l'histoire des matériaux (bois, chaux, pierre) mis en œuvre à l'époque moderne. Confrontés aux sources révolutionnaires liées à la vente des Biens nationaux, ces contrats permettront d'identifier les zones de travaux postérieurs au Moyen Âge et d'établir la nature des perturbations ayant affecté les constructions les plus anciennes. L'étude des archives laissées par les Mauristes, dont la réforme a touché Saint-Médard de Soissons après 1636, sera elle aussi indispensable pour intégrer les informations qu'ils ont réunies (descriptions de l'abbaye, relations de découvertes archéologiques ou de fouilles volontaires) à ce projet d'histoire globale des bâtiments monastiques. Les mémoires et travaux de dom Vrayet (mort en 1675), de dom Germain (mort en 1694) et de dom Grenier (mort en 1789), conservés dans le fonds Picardie de la Bibliothèque nationale de France, devront être analysés et critiqués.

Sur le plan historique, voici quelques-uns des axes de recherche qui seront lancés. Il s'agit d'abord d'établir la généalogie des sources textuelles du haut Moyen Âge concernant le monastère et de fournir un commentaire approfondi des textes liturgiques, historiques ou hagiographiques issus de Saint-Médard de Soissons (pensons aux œuvres du moine Odilon au début du Xe siècle), assortie si besoin d'une édition/traduction des sources les moins connues. La recomposition des différents réseaux dans lesquels s'insère Saint-Médard à l'échelle européenne nécessite les études suivantes : recension/identification à nouveaux frais des abbés connus depuis le VIIe siècle et des personnages en lien avec le monastère jusqu'au début du XIIe siècle (bienfaiteurs, donateurs, bénéficiaires de sépulture, etc.) ; contextualisation large des manuscrits produits par le monastère pour sa vie liturgique ou sa défense, reconstitution de leur circulation pour révéler les réseaux culturels à l'œuvre ; étude des modalités d'accumulation de ses ressources financières et vivrières, à mettre en regard des réseaux économiques plus larges qui se mettent en place au haut Moyen Âge en Europe (pensons aux abbayes du nord de la France et de Belgique qui viennent s'approvisionner en vin du Soissonnais et obtiennent des " comptoirs " à l'époque carolingienne pour le moins) et en réévaluant les besoins qui ont présidé à la répartition de ses possessions à un échelon supra-régional (Maine, Ardennes, etc.).

Un projet innovant : de la mémoire à l'histoire

Célèbre dans l'historiographie franco-allemande pour ses cryptes et le souvenir de la nécropole royale qu'elle fut, l'abbaye Saint-Médard de Soissons a été étudiée jusque-là de manière partielle et statique. Au fur et à mesure des fouilles de sauvetage liées à l'aménagement du site depuis les années 1980, le besoin s'est d'abord fait sentir de documenter les transformations de cet espace sur le temps long. La réunion d'un grand nombre de plans inédits a notamment montré tout l'intérêt du dépouillement des archives notariales et des dossiers des Mauristes. Puis le débat qui a été lancé sur la datation des cryptes (IXe ou XIe siècle ?) a redonné de l'intérêt aux sources textuelles les plus anciennes, afin de savoir quels enjeux politiques et religieux avaient pu déclencher cette construction et favoriser ses réaménagements postérieurs. Afin d'éclaircir ce dossier complexe, en l'absence de fouilles approfondies, la recherche de points de comparaison français et européen s'est imposée à la faveur du regain des travaux sur les cryptes médiévales dans toute la chrétienté occidentale.

C'est cette optique large et comparative qui a présidé au choix de la thématique du projet : étudier comment un grand pôle monastique, né avec l'éclosion d'un nouveau pouvoir politique succédant à l'empire de Rome, s'est développé en interactions constantes avec son milieu proche et lointain. Il s'agit en quelque sorte de dépasser la mémoire du lieu, incarnant malgré lui une histoire de France fière de ses origines franques, pour reconstruire l'histoire d'une société complexe où les hommes de savoir et les élites politiques circulent beaucoup, où les modèles et les influences réciproques jouent un rôle plus grand qu'il n'y paraît, où les idées et la symbolique s'incarnent aussi très concrètement dans des projets architecturaux d'envergure. Réévaluer Saint-Médard de Soissons à l'aune des autres sanctuaires dynastiques européens, à la lumière des connaissances les plus récentes sur la mobilité des élites du haut Moyen Âge ou la naissance des structures urbaines d'Europe occidentale, en fonction des réseaux culturel et économique qui se mettent en place durant le premier Moyen Âge, tel est l'objectif de cette recherche pluridisciplinaire. Archéologues, experts des matériaux tels que les mortiers ou les pierres antiques, spécialistes d'architecture médiévale ou du fonctionnement de structures monastiques, philologues et historiens des sociétés du haut Moyen Âge sont réunis pour conduire un projet qui veut sortir des clichés d'un Moyen Âge fermé sur lui-même, en redonnant toute leur place aux hommes et à leurs réseaux comme acteurs du changement.

 

source Association Abbaye Royale Saint Médard Soissons

Lire l'article "Saint-Médard : enquête sur un grand pôle monastique de l'Europe médiévale" en entier sur http://www.ville-soissons.fr/.

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