CHEVREUX, ENVIRONNEMENT

Voie Rochy-Condé, mémoire historique, corridor écologique

Autrefois, le martèlement des rails rythmait les transports de marchandises, aussi plus tristement celui de l’envoi de déportés vers l’enfermement. En effet, entre 1942 et 1944, cette ligne fut utilisée, afin d’acheminer les déportés vers le camp de transit de Royallieu. Cette caserne de Compiègne devient alors le principal centre de transit vers les camps d’extermination situés en Allemagne.

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La nature en ville

Les décennies ont filé, les souvenirs sont toujours là, bien présents par le moyen d’une signalétique qui maintient la mémoire de ces événements. 

Bientôt, on y entendra davantage gazouiller les oiseaux, le moineau domestique, le pinson des arbres et la mésange bleue. On assiste à une reconquête, douce et pacifique, de la nature.

Aubépines, sorbiers des oiseleurs, églantiers et houx commun… En ce mois de mars, les plantations vont bon train le long de la voie verte Rochy-Condé. Ce sont près de 120 arbres qui prennent racine, entre le pont Jean-Monnet et la route de Chevreux.

La voie Rochy-Condé, c’est aujourd’hui un axe de déambulation périphérique, un cheminement à travers la ville. L’objectif est d’en faire un corridor écologique sur pas moins de 2,5 kilomètres. Qui dit corridor écologique, dit espace favorable pour la flore et la faune. L’objectif est d’intervenir à l’échelle du territoire. En effet, réaliser le lien entre plusieurs corridors écologiques peut aboutir à créer un réseau écologique, préservant ou augmentant la diversité des espèces, leur permettant de circuler et de se réapproprier des espaces, un gage de stabilité des milieux vivants.

Susciter des émotions

 

Favoriser la biodiversité, c’est privilégier des interventions raisonnées en choisissant notamment les essences locales.

L’idée est également de travailler sur les perspectives en associant des silhouettes et des tailles variables de végétaux allant de la pelouse rustique aux arbres tantôt pour masquer un élément disgracieux, tantôt afin de guider l’œil, susciter des cheminements, ouvrir ou fermer le regard et provoquer des émotions.

La méthode se situe aussi au ras du sol avec la mise en œuvre de BRF, ou bois raméal fragmenté. La méthode répond ainsi également au fameux adage selon lequel rien ne se perd…

Issu du broyage de branches d’arbres élagués, le BRF cumule les qualités : il protège et nourrit le sol, maintient l’humidité. Il favorise le développement de milliers de champignons et autres organismes rendant ce sol vivant tout en limitant la pousse des herbes indésirables. 

Ainsi les questions liées à l’environnement, aux méthodes à privilégier afin de réunir plus harmonieusement espaces urbains et naturels touchent à l’émotionnel et à l’engagement dans le temps. Parce que planter aujourd’hui, c’est mieux respirer demain et renforcer l’image positive de notre territoire.