PATRIMOINE

Tourelle d’enceinte de Saint-Jean-des-Vignes : les travaux débutent

Travaux de couverture, reprise de maçonnerie, consolidation des voûtes, la seule tourelle subsistant de l’enceinte médiévale de Saint-Jean-des-Vignes bénéficie depuis quelques jours de soins nécessaires à sa conservation.

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Alors qu’un très ambitieux chantier va prochainement concerner le massif occidental de la grande abbatiale, vient de débuter la restauration de la seule tourelle subsistant de l’enceinte de l’abbaye. Ce chantier s’inscrit pleinement dans la volonté municipale de valoriser la grande abbaye, fleuron de notre patrimoine.  

 

Une abbaye fortifiée


Nous sommes en 1347, en pleine guerre de Cent Ans. L’abbé de Saint-Jean-des-Vignes vient d’obtenir l’autorisation d’exploiter la carrière de Presles. Sans doute est-il soulagé car l’insécurité règne en ce milieu du XIVe siècle. 

A l’époque, la prospère abbaye fondée en 1076 se situe au-delà des fortifications de la ville. C’est dans ce contexte, que son mur fortifié est construit, une solide enceinte rythmée de sept tourelles et de trois tours.

La seule qui nous soit parvenue méritait donc d’être restaurée. Entièrement bâtie en pierre de taille, une toiture conique couvre ce volume cylindrique. Plusieurs petites baies carrées permettaient d’assurer une surveillance et de porter le regard sur les deux courtines voisines.

 

Témoin rare


L’édifice, positionné à l’angle nord-est de l’enceinte monastique, apparaît sur la gravure Barbaran de 1673, vue fidèle de l’abbaye réalisée après les considérables travaux qui ont suivi son saccage par les huguenots en 1567. 

Par ailleurs, cette tour d’enceinte possède d’intéressantes similitudes celle de l’abbaye de Saint-Médard : maçonnerie en pierre, couverture en tuiles plates, dimensions des fenêtres et disposition des portes d’accès, fonction de « cave » du niveau inférieur de la tour.

Les travaux concernent la consolidation de l’édifice par la reprise des maçonneries de la voûte du rez-de-chaussée, la pose d’une nouvelle couverture mais aussi la restauration d’un graffiti situé au premier étage. Le projet intègre également la reprise de l’escalier d’accès au deuxième étage, la portion de courtine qui lui est associée et le remplacement en limite de parcelle d’un mur de parpaings par une clôture végétale. 

Ce chantier va redonner de la visibilité à un élément architectural majeur de ce que fut autrefois l’enceinte de l’abbaye. 

 

Montant total des travaux : 313 000 euros. Participation de la Drac à hauteur de 50 %, Région 20 %.