ACTION SOCIALE, HISTOIRE

Joséphine Baker au Panthéon, également à la Maison des droits des femmes - Espace Gisèle Halimi à Soissons

Ce mardi 30 novembre, Joséphine Baker a fait son entrée au Panthéon. Elle y rejoint Jean Moulin, Emile Zola, Jean Jaurès… 75 hommes… Et seulement désormais six femmes dont Marie Curie et Simone Veil.

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Artiste et résistante

 

Elles sont donc encore peu nombreuses à intégrer le vaste monument de style néo-classique sur la montagne Sainte-Geneviève.

Plus modestement, Joséphine Baker a également été honorée, aux côtés de Gisèle Halimi et de Lili Rosenberg le 25 novembre dernier à Soissons.

Artiste, militante antiraciste et résistante au nazisme, après avoir gagné Paris en 1925, Joséphine Baker devient la star de la Revue Nègre qui popularise le jazz et la culture afro-américaine. Elle devient l'artiste la mieux payée du music-hall parisien. Durant la Seconde Guerre Mondiale, Joséphine Baker se révèle être une alliée de taille pour la Résistance. Elle profite de ses tournées mondiales pour faire passer des documents, écrits à l'encre invisible sur des partitions.

 

Une femme de couleur au Panthéon

 

Dès 1950, Joséphine Baker soutient le Mouvement afro-américain des droits civiques aux États-Unis. Elle participe ainsi à la "Marche vers Washington pour le travail et la liberté" organisée par Martin Luther King. En France, elle se mobilise pour la Lica, devenue Licra.

Désormais, l’un des espaces de ce qui constitue la première Maison des droits des femmes et de l’égalité du département de l’Aisne porte désormais le nom de celle qui fut tour à tour star du music-hall, résistante, également militante contre les discriminations.