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Histoire de la ligne de chemin de fer Paris-Soissons

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La naissance du chemin de fer 

 

Au début du XIXe siècle, il fallait compter plusieurs jours pour transporter des marchandises et des voyageurs, via un réseau routier peu confortable.

L’utilisation de la machine à vapeur révolutionna ce trafic. Elle permit la création de la locomotive et du chemin de fer, développés par George Stephenson et Marc Seguin[1].

 

Le transport ferroviaire fut d'abord employé pour le transport de marchandises dans les régions minières. Puis, la ligne Paris-Saint-Germain-en-Laye, créée en 1837, fut la première voie à être principalement dédiée au transport de voyageurs.

 

Sous le Second Empire et le début de la IIIe République, un véritable maillage ferroviaire se mit en place. Pour cela, l'Etat délégua l'exploitation à des compagnies privées.

 

Construction de la ligne Soissons à la frontière belge

 

D’après le décret impérial du 26 juin 1857, la construction d’une ligne de Soissons à la frontière belge fut concédée à la Compagnie de Chemin de fer du Nord, détenue notamment par le banquier James de Rothschild. 

 

Les objectifs étaient de desservir les alentours de Paris et de créer une voie ferrée vers le département de l'Aisne jusqu'à la Belgique.

 

La ligne relia Paris à Soissons en 1862, puis Laon en 1866. Il fallait alors 4h30 pour faire le trajet Paris-Laon en omnibus[2]

En 1869, la voie ferrée finit par atteindre Chimay en Belgique, en passant par Vervins, Hirson et Anor.

 

La réalisation des gares remodelèrent des quartiers de villes. Celle de Soissons fut inaugurée en 1862[3].  

 

Après la Grande Guerre, le réseau national ferroviaire fut endommagé et les compagnies de chemins de fer se retrouvèrent en difficultés financières pour entretenir leurs infrastructures. 

Par conséquent, l'Etat encouragea les fusions jusqu'à la nationalisation, et la création de la SNCF[4] en 1938.  

 

 

Liaison Laon-Soissons-Roissy

 

Dans les années 1990, la ligne Paris-Laon fut modernisée avec la généralisation des trains « Corail » TER, remplaçant les anciens omnibus. Le trajet direct Paris-Hirson fut supprimé pour limiter le trajet express au Paris-Laon.

 

Pour continuer à améliorer le réseau des transports et désenclaver le territoire, le soissonnais souhaiterait bénéficier d’une liaison ferroviaire entre Laon-Soissons et Roissy. Celle-ci, dont l’étude fut planifiée dans le contrat de plan Etat-Région 2007-2013, pourrait se faire grâce à un raccordement avec la ligne Aulnay-sous-Bois - Roissy-Charles-de-Gaulle TGV[5].

 

Aujourd’hui, des études se poursuivent sur l’opportunité de la liaison et les différentes modalités possibles. 

 

 

Images :

 

© Wikipedia

© Gallica

© Musée de Soissons, coll. G.Lafleur

 

 

Sources :

 

G. Dumas, Les constructions des lignes de chemin de fer dans l'Aisne de 1845 à 1870, Les mémoires de l'Aisne, T5, 1958.

J. Schnetzler, Le chemin de fer et l'espace français, Revue de géographie de Lyon, vol. 42, 1967.

 


[1] Ingénieurs anglais et français.

[2] Train local de voyageurs qui assurent un service sur des distances courtes. Aujourd'hui, il est appelé TER, Train Express Régional.

[3]  Abîmée lors de la Seconde Guerre Mondiale, elle fut reconstruite en 1963.

[4]  Société nationale des chemins de fer français.

[5]  Ligne du RER B, créée en 1977 et prolongée en 1994 pour atteindre Roissy TGV.