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Ce vendredi 26 août : Soissons commémore sa libération

Le 78e anniversaire de la libération de Soissons est commémorée dès 15 h 45 au cimetière de Villeneuve-Saint-Germain, à celui de Soissons à 16 h 30, puis stèle de la Résistance, place Mantoue. Retour sur comment Soissons a recouvré la liberté.

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Le 25 août 1944, Paris est libérée. A Soissons, le 23 août, vers minuit, des maquisards anticipent l’arrivée des troupes alliées…

 

Pour comprendre la libération de Soissons, il faut remonter un peu en arrière. En effet, dès l’appel du Général de Gaulle, sous l'impulsion du lieutenant Williot, chef de file des FFI, et d’Emile Louys, commandant des Forces Françaises Combattantes, la résistance se met en ordre de marche.  

De nombreuses opérations de sabotage ont lieu durant l’Occupation notamment de manière à immobiliser le trafic ferroviaire qui aboutiront à de multiples représailles.


Des Soissonnais résistants

Après la libération de Paris, les divisions américaines progressent vers le Nord-Est.

Dès le 23 août, vers minuit, des maquisards du groupe "Aurèle" commandés par Lucien Berger sont guidés par Madame Delhaye et Madame Douay (dont les maris, résistants du "Réseau Vérité Française", ont été fusillés) vers des caches d’armes.

Un arsenal de fusils, mitrailleuses, grenades, un mortier et un char démontés ont été mis en lieu sûr dès juillet 1940 dans l’usine Zieckel, dans des carrières… Les armes sont chargées sur des tombereaux recouverts de fumier. Deux agriculteurs de la région se chargent de les faire entrer dans la ville pour les mener à Pasly.

 

Continuer de se souvenir

Parallèlement, le 28 août, deux groupes blindés se dirigent vers Soissons, l’un venant de Château-Thierry, le second de Villers-Cotterêts. Ils font leur jonction au carrefour de la Patte-d’Oie, renommé ensuite rond-point des Etats-Unis.

Mais le quartier Saint-Waast est encore aux mains des troupes allemandes, malgré les efforts des Forces Françaises de l'Intérieur (FFI). En pleine nuit, les Allemands attaquent au niveau de la passerelle des Anglais.

Soissons est finalement libérée le 30 août après deux jours de combats. Le 1er septembre, Raymonde Fiolet, « Roberte », est désignée unanimement par les responsables de la Résistance pour devenir maire de Soissons alors même que les femmes ne disposent pas encore du droit de vote. Ils ont été nombreux à s'engager, hommes et femmes, face à l'occupation allemande. Il reste plus que jamais nécessaire de commémorer leur engagement.