PATRIMOINE

1er mars 487 : la vengeance du vase

« Ainsi as-tu traité le vase de Soissons ! ». La sentence vient de tomber et une tête de rouler sur le sol. Le 1er mars 487, Clovis fait montre face à ses soldats d’un geste d’autorité qui du même coup fait entrer Soissons dans la grande Histoire.

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Certains donnent des coups d’épée dans l’eau lui en optant pour le coup de hache a fait d’une pierre deux coups.

Désormais, il sera un peu téméraire celui qui viendrait à avoir l’idée saugrenue de lui tenir tête. Il risquerait tout bonnement de la perdre. Voici qui assurait au roi des Francs de pouvoir mener ses ambitions politiques avec davantage de sérénité.

D’autre part, Clovis, sans le savoir ?, venait donc d’entrer dans la légende. Grégoire de Tours fera le reste pour ouvrir la première page du grand livre de l’histoire de France.

Alors histoire ? Légende ? Récit inventé de toutes pièces par Grégoire de Tours afin de légitimer Clovis et ses descendants ? Le fameux vase, qu’avait voulu s’approprier ce soldat, entretient toujours le mythe. L’épisode nous rappelle à la fois que la vengeance est un plat qui se mange froid et que la frontière entre le fait avéré et le récit fantasmé peut être fort tenu.   

Avec une certitude très contemporaine et un mythe très présent : Clovis et ses descendants sont au cœur de l’histoire et de l’image de notre cité. Il est à travers les récits qui lui sont associés, les actes de ses descendants et notamment la création de l’abbaye Saint-Médard, au cœur de l’attractivité de notre cité. On peut considérer que Grégoire de Tours était un sacré communicant.