Cadre de Vie, ÉVÉNEMENT

10 février : journée internationale des légumineuses

Elles existent depuis des millions d’années et comptent au nombre des premières plantes dans le monde à avoir été domestiquées.
Lentilles, pois chiche, haricots… La cuisine et les plats traditionnels des quatre coins du monde font la part belle aux légumineuses.

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S’il existe une journée internationale des légumineuses, c’est également car elles peuvent constituer une réponse aux enjeux alimentaires liés à l’accroissement de la population mondiale. En effet, les légumineuses ne sont notamment pas trop gourmandes en eau.

 

Alors, certes le haricot de Soissons ne va pas à lui tout seul régler les défis planétaires mais cette journée, c’est aussi un peu la sienne. Rappelons tout de même que ce haricot aurait sauvé les Soissonnais de la famine durant la Guerre de Cent ans leur offrant une récolte miraculeuse.

Plus proche de nous, qui n’a pas entendu parler de Monsieur Le Paon ? A la fin du XIXe siècle, du haut de la tour de la cathédrale, il guettait la ville et notamment les incendies.. 

Sans doute trouvait-il le temps un peu long.  Il se mit à planter des haricots de Soissons dans de grandes caisses. Et savez-vous ce qu’il advint ? Ses plantations s’accrochèrent à la rampe et couronnèrent la tour de la cathédrale d’une verdure étonnante. Le haricot de Soissons possède d’étonnantes capacités d’adaptation !

Voici donc un haricot qui se trouve aussi au cœur de nos événements historiques. En effet, on nous rapporte que le marquis de Santa Cruz, diplomate espagnol présent à Soissons en 1728 dans le cadre du premier Congrès de la paix, aurait remis en signe d’amitié dans un sac en cuir de Cordoue au jardinier Jacques de l’abbaye Saint-Léger des haricots d’une taille énorme… On parlera bientôt des haricots Gros Jacquots… 

Et pourtant, il y a vingt ans, on n’en parlait plus guère de notre haricot. Il existait bien encore sous forme de confiserie mais pour ce qui est de la légumineuse, nous étions face à une difficulté… Retrouver la graine. Ce fut chose faite dans la vallée de l’Ailette.

Aujourd’hui, la production atteint la vingtaine de tonnes. En septembre, la Fête du Haricot est devenue une manifestation majeure de l’année et la Confrérie du Haricot redouble d’énergie pour faire découvrir notre haricot.

Oublié et ayant frôlé une disparition pure et simple, il demande maintenant reconnaissance et protection.

En effet, l’Association des producteurs du haricot de Soissons a déposé une demande de reconnaissance en IGP (Indication géographique protégée) pour la dénomination « Haricot de Soissons ». L’objectif est de réserver cette dénomination aux seuls produits qui respectent les conditions de production du cahier des charges de l’IGP. Car promouvoir notre haricot, c’est aussi défendre un savoir-faire local.