Conseil Local de Santé Mentale

La présence accrue de marginaux dans le Cœur de Ville, souffrant, pour certains, de graves troubles psychiques, imposait à nos élus d’agir concrètement. L’objectif de ce Conseil local de Santé mentale est d’apporter une réponse personnalisée à chacun de ces individus pour tenter de les inscrire dans un parcours de soins et de réinsertion.

Pourquoi un Conseil Local de Santé Mentale ? 

Suite à des faits de troubles à la tranquillité publique liées aux comportements inadaptés de certaines personnes marginales, Alain Crémont et la municipalité ont œuvré pour une réponse adaptée : la fermeté solidaire !             

1 > Fermeté par la prise de 3 arrêtés :

  • interdiction de consommation d’alcool sur la voie publique                      
  • vente d’alcool après 22h                      
  • station assise ou debout de longue durée dans le centre-ville

 2 > Solidarité :

Face à des situations qui se multiplient et notre responsabilité collective d’apporter une aide aux personnes en grande détresse.   

La Municipalité a donc proposé la création d’un réseau de partenaires permettant le suivi des personnes marginales où chacun peut apporter selon ses compétences pour répondre collectivement aux situations d’urgence.

 

 

Pour quel public ?

Il ne s’agit pas des populations migrantes déboutées ou les populations du droit d’asile (entrant dans un cadre et des démarches structurés et réglementés) Mais de personnes sans domicile connues sur la Ville. Personnes en errance que certains nomment parfois « les hors tout » avec une histoire et un parcours longs et qui ont épuisé les circuits d’hébergement.

 

Il est souligné la difficulté de faire contre la volonté des personnes qui parfois peuvent mettre tout en œuvre pour faire échouer leur parcours. Elles sont « en refus » et les acteurs sanitaires et sociaux se retrouvent démunis.

 

 

Les Problématiques :

Pour les personnes en situation marginale :

  • L’hébergement : manque de place ou refus du bénéficiaire
  • La post-cure ou parcours de soin pour les personnes précaires désocialisées car le projet de vie n’est pas assez fiable
  • Le projet de vie de la personne et le travail d’adhésion démarche « des petits pas », liée à leur situation de rupture  

Pour les acteurs locaux : 

  • Les relations avec la psychiatrie publique et l’organisation des suivis post hospitalisation à organiser
  • Le foisonnement de dispositifs, structures, programmes…. entraînant parfois de l’illisibilité et des difficultés pour faire du lien (rupture de prise en charge ou impasse dans le parcours)
  • Eviter les solutions d’ancrage par un système d’aide qui conforte les comportements marginaux  

Il existe des ressources, il existe des solutions (effort de l’ensemble des acteurs pour trouver une aide) mais tant que la volonté de la personne n’y est pas … on ne peut rien faire à part le répressif. 

 

 

Une réponse adaptée : le Conseil Local en Santé Mentale (CLSM)

 

Il rassemble, sur notre territoire, tous les acteurs concernés par les problématiques en lien avec la santé mentale. C’est une instance de réflexion, de diagnostic et de mise en place d’actions concertées sur les questions de santé mentale.

Chaque participant au CLSM a son regard, son expertise et est capable d'apporter une partie de la réponse qui conviendra à chaque cas. Le fait de réunir tous les partenaires au me^me moment permet d'obtenir une réponse totale. 

 

Quelques actions concrètes mises en places :

  • 8 lits d’hébergement d’urgence ont déjà été créés en lien avec les partenaires (notamment COALLIA et l’Hôpital).
  • Une cellule des cas complexes a vu le jour, elle réunit l'ensemble des acteurs concernés (services de santé, de sécurité, bailleurs, travailleurs sociaux ...) et a pour objectif de trouver des réponses personnalisées pour chaque cas. Autour de la table, chaque intervenant contribue selon ses compétences à l'élaboration d'une solution adaptée. 

Informations annexes au site